Le samedi 21 février 2026, à la veille du 8 mars, Journée internationale des femmes, la Commission des Femmes du CNRI a organisé à Paris une conférence internationale intitulée « Le leadership des femmes, une nécessité pour un Iran libre et une république démocratique ».
Cette conférence, à laquelle ont participé des parlementaires, des universitaires, des penseuses et des personnalités politiques de premier plan, était consacrée au rôle de la participation et du leadership des femmes dans la construction d’une société démocratique.
Rosalía Arteaga Serrano, ancienne présidente de l’Équateur en 1997, a pris part à cette conférence et y a prononcé un discours. Le texte intégral de son intervention est présenté ci-dessous.
Rosalía Arteaga Serrano : la séparation de la religion et de l’État, un principe fondamental
Bonjour Mesdames, chère Madame Radjavi, chers collègues, chers amis à Achraf 3, et au peuple d’Iran qui écoute ce message.
Après avoir réfléchi à l’histoire et entendu ce que Carla Sands a rappelé au sujet des interviews du chah réalisées par Oriana Fallaci, l’une de mes journalistes favorites, ainsi que par Barbara Walters, nous devons affirmer haut et fort, et le répéter sans cesse : non au chah, non aux mollahs.
À l’approche de la Journée internationale des femmes, je souhaite attirer l’attention sur plusieurs points importants. Tout d’abord, nous devons célébrer Maryam Radjavi comme une figure emblématique pour les femmes du monde entier. Elle a fait preuve d’un courage exceptionnel, d’une persévérance remarquable et d’une grande capacité d’inspiration dans ses efforts pour préserver la mémoire et l’élan en faveur d’un Iran libre.
Je souhaite également mettre en avant deux autres éléments aujourd’hui, en m’appuyant sur deux des dix points que Madame Radjavi défend depuis des années. Le premier concerne la séparation de la religion et de l’État, un principe particulièrement important aujourd’hui.
Je me souviens qu’à l’époque où j’étais ministre de l’Éducation dans mon pays, lorsque le Congrès a tenté de fusionner religion et gouvernement, j’ai choisi de démissionner de mes fonctions parce que je ne pouvais accepter cette confusion entre les deux.

Nous devons exprimer notre solidarité avec le peuple d’Achraf 3. Mais nous devons également nous tenir aux côtés des femmes qui, ces derniers mois, ont été tuées ou massacrées. Du fond du cœur, j’exprime ma solidarité avec leurs familles et avec le mouvement qui œuvre pour apporter la liberté à l’Iran.
Le second point que je souhaite souligner concerne la question nucléaire. Dans ce monde fragile, alors que les conflits et les tensions se multiplient à l’échelle internationale, nous devons prêter attention aux capacités nucléaires que l’Iran tente de développer.
Nous nous opposons fermement à cette évolution et nous soutenons Maryam Radjavi, qui a à plusieurs reprises dénoncé le programme nucléaire de l’Iran ainsi que la militarisation nucléaire.
Dans ce monde fragile, nous devons préserver la paix. Les femmes sont de véritables gardiennes de la paix à travers le monde.
Une fois encore, nous devons exprimer notre solidarité, faire preuve de sagesse pour réussir et rester vigilants afin de prévenir les dangers qui pourraient surgir dans les jours, les semaines et les mois à venir.
Nous devons protéger le rôle des femmes et la présence de Maryam Radjavi dans un futur gouvernement iranien.
Non aux mollahs, non au chah.




















