Aux premières heures du samedi 8 novembre 2025, Zahra Mir-Ghaffari, une femme de 43 ans originaire de Hachtroud, a été pendue à la prison centrale de Tabriz.
Arrêtée il y a environ cinq ans pour des accusations liées à la drogue, elle avait été condamnée à mort.
Une perquisition menée dans l’entrepôt de son domicile avait conduit à la découverte de quatre kilogrammes de stupéfiants.
Zahra Mir-Ghaffari était mère de deux filles, âgées de 9 et 13 ans.
Malgré l’exécution de la sentence, aucun média officiel ni organe judiciaire iranien n’a rapporté son exécution à ce jour.
Sous le régime des mollahs, les réseaux liés aux Gardiens de la révolution (IRGC), responsables du trafic massif de stupéfiants en Iran et au Moyen-Orient, distribuent ouvertement de la drogue dans les prisons pour briser la résistance des détenus.
Les véritables responsables de ce trafic ne sont jamais inquiétés et mènent des vies luxueuses, tandis que des femmes pauvres comme Zahra Mir-Ghaffari, poussées par la misère et le chômage, sont condamnées à mort et exécutées.
Iran : premier bourreau mondial de femmes exécutées
Avec l’exécution de Zahra Mir-Ghaffari à la prison centrale de Tabriz, le nombre de femmes exécutées en Iran depuis le début de 2025 s’élève à 49, établissant un record sans précédent. En 2024, 34 femmes avaient été exécutées dans tout le pays.
L’Iran détient le triste record du plus grand nombre de femmes exécutées dans le monde. Selon les données compilées par la Commission des Femmes du Conseil National de la Résistance iranienne (CNRI), au moins 312 femmes ont été exécutées en Iran depuis 2007.
Nombre de ces femmes exécutées par le régime iranien étaient elles-mêmes victimes de violences domestiques et de lois familiales discriminatoires. Un nombre significatif d’entre elles avaient agi en état de légitime défense.
Durant l’année du calendrier iranien 1403, au moins 38 femmes ont été exécutées en Iran, marquant une augmentation alarmante de 90 % par rapport à l’année précédente.
En 14 mois et demi depuis l’entrée en fonctions de Massoud Pezeshkian, le régime des mollahs a exécuté plus de 2 170 prisonniers.
Le régime a exécuté 285 prisonniers en octobre, dont 7 femmes.
Le silence et l’inaction face aux meurtriers du peuple iranien nourrissent le terrorisme, la répression et la guerre. Le régime des exécutions et de la terreur doit être rejeté et condamné par la communauté internationale, et son dossier de violations des droits humains doit être soumis au Conseil de sécurité des Nations unies.




















