CNRI Femmes – Une semaine après l’adoption du projet de loi sur la répression des agressionsà l’acide en Iran, la proposition de limiter la vente d’acide a été rejetée par la commission judiciaire du parlement des mollahs.
En octobre 2014, une vague d’agressions à l’acide lancée contre des femmes à Téhéran et Ispahan sur l’incitation des imams du vendredi, avait fait des dizaines de victimes. Les assaillants n’ont jamais été arrêtés ni punis, et les agressions à l’acide sont devenues une pratique courante de vengeance personnelle.
Cependant, le 13 mai 2019, le Parlement des mollahs a adopté une loi pour sanctionner les agressions à l’acide et soutenir les victimes. La semaine suivante, le 20 mai 2019, un plan de sanctions de ceux qui contribuent aux agressions à l’acide a également été adopté, sans prendre la moindre mesure pour limiter la vente d’acide.
L’individu qui commet le crime de vitrioler est condamné à mort ou à une indemnisation en nature. Les complices du crime sont condamnés à des peines de prison allant de 5 à 25 ans. Selon ce projet de loi, si les agresseurs ne sont pas arrêtés, le gouvernement doit verser des indemnités aux victimes, mais lorsque l’agresseur est arrêté, la victime a le droit de demander réparation. (Agence de presse IRNA – 20 mai 2019)
Comme les armes blanches et les armes, l’acide est capable de détruire et de brûler. Selon les experts, les restrictions sur la vente et l’achat d’acide doivent être incluses dans cette loi. (Salamatnews.com – 20 mai 2019)
En marge de cette session, les propos offensants d’une députée à l’encontre d’une victime d’agression à l’acide présente à la session ont suscité la controverse. L’an dernier, l’Américain Sigal Mandelker, sous-secrétaire au terrorisme et au renseignement financier au département du Trésor des États-Unis, avait déclaré que l’Ansar-e Hezbollah, un organe soutenu par le pouvoir, agresse et persécute la population en Iran et qu’il est lié aux agressions à l’acide contre des femmes à Ispahan. Ils avaient aspergé d’acide de nombreuses femmes dont les vêtements n’étaient pas conformes au code vestimentaire obligatoire, les brûlant gravement et créant un climat de peur. (USAdarFarsi, 7 juin 2018)



















