CNRI Femmes – Après avoir coupé l’électricité et le gaz à la prison de Qarchak à Varamin, les autorités pénitentiaires en Iran ont également coupé l’eau des prisonnières et leur ont refusé la nourriture.
Lors d’appels téléphoniques avec leurs familles le dimanche 10 février 2019, les détenues ont rapporté que depuis le jeudi 8 février 2019, les autorités pénitentiaires de Qarchak ont coupé l’eau et privé les détenues de nourriture. D’après certaines prisonnières, elles souffrent de nombreux problèmes de santé et la température dans les quartiers devient de plus en plus froide.
Les prisonnières ont également indiqué que 25 d’entre elles ont été transférées à l’isolement à Qarchak.
Depuis le jour où elles ont protesté, les détenues de la prison de Qarchak se sont vu refuser de la nourriture. Les prisonnières ont rassemblé la nourriture qu’elles avaient laissée et l’ont donnée à la “salle des mères”, où sont gardées les prisonnières qui ont des enfants.
Après que les détenues des quartiers 1 et 2 de la prison de Qarchak (Shahr-e Ray) à Varamine ont tenté d’avertir que l’une d’entre elles avait besoin de soins médicaux, les forces de sécurité ont réagi avec violence en tirant des gaz lacrymogènes et du gaz poivré.
Les détenues ont mis le feu à leurs lits et aux draps de lit afin de neutraliser les effets du gaz poivré et du gaz lacrymogène utilisés dans la zone fermée. Toutefois, les autorités de la prison ont utilisé un camion de pompiers pour éteindre l’incendie alors que les femmes étaient encore prisonnières dans leur quartier. Ils ont ensuite coupé l’électricité et le gaz à l’intérieur de la salle et laissé les prisonnières trempées dans le froid. Malgré l’inhalation de grandes quantités de gaz poivré et de gaz lacrymogène, les prisonnières sont restées sans surveillance jusqu’au matin.
L’attaque s’est poursuivie jusqu’au vendredi 8 février 2019 et les gardiens de prison, qui étaient tous des hommes, ont sévèrement battu et blessé les prisonnières.
Le samedi 9 février 2019, quarante détenues de la prison de Qarchak, à Varamine, ont été violemment transférées dans le quartier 240 de la prison d’Evine par des gardiens de prison, la tête couverte de sacs.



















