CNRI Femmes – Le nombre d’infirmières en Iran est le quart de la norme reconnue par les instances internationales.
Dans un discours rapporté le samedi 5 janvier 2019, Mohammad Sharifi Moghaddam, directeur adjoint de l’Organisation nationale des soins infirmiers, a révélé certains aspects de la situation dramatique des infirmières en Iran et de leur travail difficile : « Les problèmes des infirmières en Iran doivent être examinés et les erreurs de gestion dans ce domaine doivent être corrigées. »
Les soins infirmiers sont considérés comme l’un des métiers les plus difficiles et les plus dangereux au monde. En Iran, les infirmières ne bénéficient d’aucune forme de soutien en raison de la mauvaise gestion et du pillage des richesses publiques par les responsables gouvernementaux.
Les infirmières sont constamment soumises à la violence des patients et de leur entourage. D’autre part, elles sont exposées à la tuberculose, à l’hépatite, à la grippe et au sida. Elles ont donc besoin d’être soutenues.
Sharifi Moghaddam a déclaré : « Dans de nombreux pays, les infirmières disposent d’équipements de sécurité et de contrôles périodiques complets, mais ce n’est pas le cas dans notre pays. Et les infirmières en Iran subissent des pressions incessantes. D’autre part, notre main-d’œuvre représente le quart de la norme reconnue par les instances internationales et nous faisons face à une grave pénurie de main-d’œuvre infirmière. Or ce sont les infirmières qui assurent la plupart des services dans les hôpitaux et les centres de santé. Nous avons 1,5 infirmière en Iran pour 1 000 personnes, alors qu’en Géorgie et au Tadjikistan, il y a 6 infirmières pour 1 000 patients. » (Agence Fars – 5 janvier 2019)
En octobre 2018, Sharifi Moghaddam avait admis qu’il y avait 30 000 infirmières au chômage en Iran qui ne peuvent être recrutées en raison de fonds limités et du manque de permis de travail. (Le Club des jeunes journalistes – 29 octobre 2018)



















