CNRI Femmes – Le 29 novembre 2018, un groupe d’experts des droits humains des Nations Unies a publié une déclaration exhortant l’Iran à garantir les droits des défenseurs des droits humains des femmes et des avocats emprisonnés pour avoir soutenu des manifestations contre le hijab obligatoire.
Les experts de l’ONU comprennent Michel Forst, Rapporteur spécial sur la situation des défenseurs des droits de l’homme ; Diego García-Sayán, Rapporteur spécial sur l’indépendance des juges et des avocats ; Seong-Phil Hong, Président-Rapporteur du Groupe de travail sur la détention arbitraire ; Mme Ivana RadačIć, Présidente du Groupe de travail sur la discrimination contre les femmes en droit et en pratique ; et Javaid Rehman, Rapporteur spécial sur la situation des droits humains en Iran.
“Nous exhortons le gouvernement à libérer immédiatement tous ceux qui ont été emprisonnés pour avoir promu et protégé les droits des femmes “, ont déclaré les experts de l’ONU.
Les experts des droits humains de l’ONU se sont dits particulièrement alarmés par ” la santé critique ” de Farhad Meysami, un médecin, détenu en juillet pour avoir soutenu des femmes protestant contre la loi du hijab qui les oblige à couvrir leurs cheveux et leur corps en public. Farhad Meysami, est en grève de la faim depuis le mois d’août et sa santé est en grave danger.
Les experts de l’ONU se sont dits profondément troublés par l’absence de garanties d’une procédure régulière et ont déclaré que les autorités avaient l’obligation de respecter la volonté de ceux qui utilisent les grèves de la faim comme une forme de protestation.
Les experts se sont également déclarés préoccupés par la condamnation par contumace et l’emprisonnement de Nasrin Sotoudeh, éminente avocate spécialisée dans les droits humains, qui représentait plusieurs des femmes détenues pour avoir enlevé leur foulard en public pour protester contre le code vestimentaire.
Nasrin Sotoudeh a également entamé une grève de la faim pour attirer l’attention sur le cas de Meysami. Elle a été reconnue coupable d’accusations liées à la sécurité qui semblent découler de son travail d’avocate des manifestantes.
En septembre, son mari, Reza Khandan, a été arrêté pour “propagande contre le système”, entre autres chefs d’accusation, et accusé de “promouvoir la pratique consistant à apparaître en public sans voile”.
Les experts de l’ONU ont appelé l’Iran à répondre d’urgence aux griefs de M. Meysami et à garantir les droits de M. Meysami, de Mme Sotoudeh et de M. Khandan de ne pas être privés arbitrairement de leur liberté. Ils ont également exhorté les autorités à garantir leur droit à un procès équitable devant un tribunal indépendant et impartial.



















