CNRI Femmes – Une enseignante, Aliyeh Eghdam-Doust, a été condamnée à 9 mois de prison et 74 coups de fouet en Iran.
Mme Aliyeh Eghdam-Doust fait partie des six enseignants arrêtés lors d’une manifestation d’enseignants à Téhéran le 10 mai. Son procès a eu lieu le 5 septembre 2018.
A l’issue du verdict rendu le 15 septembre à Téhéran, Aliyeh Eghdam-Doust a été condamnée à 9 mois de prison et 74 coups de fouet pouvant être rachetés pour 500.000 rials.
Les six enseignants arrêtés lors de la manifestation du 10 mai à Téhéran ont été reconnus coupables de « trouble à l’ordre public lors de rassemblements illégaux » et de « défi aux officiers en service ». Les enseignants qui s’étaient rassemblés devant le bâtiment de l’Organisation du budget et du plan à Téhéran ont exigé que leurs salaires soient augmentés au-dessus du seuil de pauvreté. Ils se sont également opposés à la privatisation de l’éducation en Iran.
Mme Aliyeh Eghdam-Doust, membre du syndicat des enseignants retraités, a été arrêtée avec M. Rassoul Bodaghi, de la direction de l’Association des enseignants d’Iran, Esmail Gerami, Javad Zolnouri, Hossein Gholami et Mohammad Abedi, qui ont tous été condamnés à neuf mois de prison et 74 coups de fouet ou 500 000 Rials.
Les enseignants iraniens sont descendus dans les rues d’au moins 32 villes du pays le 10 mai dernier pour manifester. Les forces de sécurité de Téhéran se sont violemment heurtées aux enseignants protestataires, faisant des blessés et de nombreuses arrestations.
A l’époque, des autorités s’étaient opposées à ces arrestations. Lors d’une séance publique au Parlement des mollahs le 13 mai 2018, Fatemeh Saïdi, députée de Téhéran, avait déclaré : « Le rassemblement pacifique des enseignants contre leurs terribles conditions de vie a tourné à la violence en raison d’une intervention aberrante en violation de l’article 27 de la Constitution, et un groupe de manifestants a été arrêté. »
« Lors des événements de décembre et de janvier impliquant diverses couches de la population, il fallait écouter les plaintes de la population », a ajouté Mme Saïdi. « Aujourd’hui, en tant qu’enseignante, je voudrais utiliser cette tribune pour que la voix des enseignants soit entendue… Est-il sage de frapper et d’arrêter un enseignant qui ne demande qu’une amélioration de ses conditions de vie et de la qualité de l’enseignement ? » (Salamatnews.com, 13 mai 2018)



















