CNRI Femmes – La prisonnière politique Golrokh Iraee en Iran a refusé de rompre sa grève de la faim en échange des promesses des autorités de la renvoyer à la prison d’Evine de Téhéran. Elle les a accusées de faire des fausses promesses.
Après 77 jours de grève de la faim, Mme Iraee est en très mauvaise condition physique et hospitalisée sous de lourdes mesures de sécurité. Le 17 avril 2018, elle a accepté de recevoir une injection intraveineuse de sérum à la suite des appels répétés des militants des droits civiques et des mères de martyrs et de prisonniers politiques.
Elle refuse toujours de briser sa grève de la faim ou de prendre des vitamines.
Écrivaine et militante des droits humains, Mme Iraee a été condamnée à six ans de prison pour avoir écrit un livre jamais publié sur le châtiment cruel de la lapidation.
Le 24 janvier, Mme Iraee et sa compagne de détention, Atena Daemi, ont été brutalisées et transférées illégalement du quartier des femmes d’Evine à Téhéran à la sinistre prison de Qarchak à Varamine, en banlieue. Ils ont entamé leur grève de la faim le 3 février 2018 pour protester contre la violation par le régime du principe de la séparation des prisonniers et leur exil illégal à Qarchak. Elles exigent d’être renvoyées dans le quartier des femmes de la prison d’Evine.
Mme Iraee avait été libérée de prison l’année dernière après que son mari, Arash Sadeghi, a organisé une grève de la faim de 72 jours pour protester contre l’arrestation et la détention illégales de son épouse. Mais elle a été arrêtée de nouveau peu de temps après et est retournée dans le quartier des femmes d’Evine.



















