CNRI Femmes – Les allocations familiales ont été déduites du salaire des mères isolées en Iran où désormais seules les femmes au foyer ayant trois enfants peuvent être assurées.
Parlant du budget du Nouvel An et du sixième programme de développement, Zahra Sa’i, porte-parole de la commission sociale du Parlement, a expliqué l’assurance des femmes au foyer. Elle a dit : « Seules les femmes au foyer avec trois enfants peuvent bénéficier d’une assurance. En raison de la situation économique actuelle et des ressources limitées du gouvernement, seul un nombre limité de femmes au foyer peut bénéficier d’une assurance. »
Sa’i a ajouté : « Nous avons cherché à fournir une assurance à toutes les femmes au foyer, comme dans les pays développés où elles jouissent de certains droits. Cependant, à la lumière des problèmes économiques existants, il n’a pas été possible de mettre en œuvre un tel plan et le gouvernement n’a pas les moyens d’engager des dépenses supplémentaires, de sorte qu’il en a empêché la mise en œuvre. »
Dans le même entretien, Zahra Sa’i a également révélé que les allocations familiales sont déduites de la masse salariale des mères isolées depuis l’automne 2017. La décision a été mise en œuvre brutalement et le montant qui leur avait été précédemment versé a été immédiatement retiré de leurs comptes, indique le site Salamat News le 28 mars 2018.
Parvaneh Salahshouri, chef de la « faction des femmes » – bêtes curieuses parquées dans une faction au parlement misogyne des mollahs », avait précédemment affirmé que le budget du Nouvel An accentuait la pauvreté plutôt que de la diminuer. Elle avait indiqué à l’agence ISNA le 18 décembre 2017 que plus de 30 % du crédit pour l’assurance des femmes au foyer avec trois enfants et plus avaient été supprimés.
Il y a 3,5 millions de femmes chefs de famille en Iran, dont la plupart n’ont aucune forme d’emploi en raison des nombreux obstacles à l’éducation et à l’emploi érigés contre les femmes. Seules 180 000 mères isolées sont couvertes par l’organisation d’assitance sociale et reçoivent une aide financière mensuelle de 70 000 tomans (14,5€, soit moins de 10 % du salaire minimum). Les femmes chefs de famille ont donc recours à des moyens non conventionnels pour gagner de l’argent afin de subvenir aux besoins de leur famille, y compris la vente de leurs organes (reins, cornée, sang…).



















