CNRI Femmes – La santé de Golrokh Iraee est dans un état alarmant après 54 jours de grève de la faim en prison en Iran.
Cette prisonnière politique et défenseure des droits humains est en grève de la faim depuis le 3 février,
pour protester contre son transfert illégal et celui d’Atena Daemi à la prison de Qarchak en banlieue de Téhéran, alors qu’elles étaient toutes les deux incarcérées dans la section politique de la prison d’Evine. Elle a perdu plus de 20 kilos, souffre d’une chute de la tension artérielle, de la sécheresse de la langue et de l’inflammation des jambes. Elle ne peut pas marcher.
Mme Iraee a refusé des injections de sérum, disant que les promesses antérieures des responsables de la prison de répondre à ses demandes n’avaient pas été tenues et qu’elle n’accepterait plus d’injections de sérum.
D’autre part, la prisonnière politique Atena Daemi a attrapé un mauvais rhume et souffre d’une forte fièvre. Elle a tout un côté du visage engourdi et insensible. Les médecins de la prison lui ont dit qu’un coup ou un choc lors de leur transfert violent à la salle des mères le 12 mars serait peut-être à l’origine de la paralysie d’une partie des nerfs faciaux.
Par ailleurs, les responsables de la prison du Grand Téhéran ont empêché Mme Faranguisse Mazloum de rendre visite à son fils, Soheil Arabi.
Le 26 mars 2018, Mme Mazloum est allée rendre visite à son fils à la prison du Grand Téhéran pour la première fois au cours de la nouvelle année perse, mais elle n’a pas été autorisée à le faire.
Le prisonnier politique Soheil Arabi a mis fin à sa grève de la faim au bout de 55 jours, le 20 mars, à la demande de sa mère et des mères d’autres prisonniers. Il est dans un état critique mais ne reçoit aucun soin médical.



















