CNRI Femmes – Avec la victoire de l’équipe féminine d’Iran de futsal sur celle du Japon lors du dernier match du Championnat féminin de l’AFC 2018, la non diffusion par la télévision officielle de la finale s’est transformé en un défi politique pour les autorités.
Un journaliste du quotidien officiel Etemad a mis en garde à ce sujet dans une tribune datée du 13 mai :
« Le cas des matchs de futsal féminin se transforme peu à peu d’un enjeu sportif en un enjeu social. Aujourd’hui, ces femmes ne sont pas seulement des joueuses de futsal. Chacune d’entre elles est une héroïne qui a lutté contre toutes les restrictions, et contre les préjugés ethniques et tribaux pour obtenir ce que ce secteur de la société exige. Sans réagir à temps, ce qui semble être une simple question se transformera en une question politique complexe et ces joueuses de futsal deviendront des héroïnes qui feront une déclaration contre le statu quo chaque fois qu’elles donneront un coup de pied dans le ballon. Alors, ne rendons pas la question plus compliquée et au lieu de lois biscornues, répondons aux nombreuses questions qui existent dans la société. Tout d’abord : si les femmes peuvent regarder le football masculin à la télévision, pourquoi les hommes ne devraient-ils pas regarder les matchs féminins à la télévision ? »
Le sport féminin ne bénéficie d’aucun soutien de la part du gouvernement et les femmes sont confrontées à de multiples obstacles pour participer à des tournois internationaux. La diffusion de matchs féminins est interdite à la télévision publique et même les reporters ne sont pas autorisés à entrer dans les lieux de compétition féminines.



















