CNRI Femmes – La militante culturelle Parisa Seifi de Kamyaran, qui a été arrêtée lors des manifestations de novembre à Sanandaj en Iran, a été emmenée dans un centre de soins en raison de son état critique durant sa grève de la faim.
Elle a été emmenée à l’hôpital parce qu’elle avait une hématémèse (vomissement de sang) mais a refusé une thérapie intraveineuse parce qu’elle voulait continuer sa grève malgré la détérioration de son état de santé.
Lors de son transfert à l’hôpital Tohid de la ville de Sanandaj, plus de 20 membres du personnel de sécurité l’accompagnaient. Les forces de sécurité ont menacé tout le personnel médical de l’hôpital de ne pas divulguer cette nouvelle aux médias.
Parisa Seifi a entamé une grève de la faim le 8 février 2020 pour protester contre l’incertitude persistante sur sa situation et les pressions exercées par les forces de sécurité pour lui arracher des aveux des forcés.
Auparavant, sa famille, qui l’avait rencontrée au tribunal, avait été informée qu’elle allait mal à cause de sa grève de la faim. Le cas de Parisa a été transféré au tribunal de Sanandaj pour une période de 4 semaines, mais le juge a reporté son procès. La dernière fois que l’audience a été reportée, c’est parce que le juge avait refusé d’assister au procès.
Elle a été arrêtée le 12 novembre 2020 par les gardiens de la révolution à Sanandaj. Elle est diplômée en design graphique.
Concernant les arrestations de militants civils, un rapport de Javaid Rehman, rapporteur spécial des Nations unies sur la situation des droits de l’homme en Iran, montre que la moitié des prisonniers politiques détenus pour avoir agi contre la sécurité nationale en Iran sont kurdes. Selon ce rapport, au cours des huit premiers mois de 2019, plus de 352 citoyens kurdes ont été arrêtés et incarcérés par les forces de sécurité.
Par ailleurs, la Cour d’appel de Téhéran a confirmé la condamnation de militante des droits civils Raha Ahmadi. Raha Ahmadi a été condamné à deux ans de prison pour rassemblement et collusion.




















