CNRI Femmes – Une responsable à la direction présidentielle des affaires féminines et familiales en Iran a déclaré que ce pays s’est classé au 140e rang sur 144 pays en 2017.
Dans une interview accordée à l’agence ISNA le 13 janvier 2018, Leila Falahati, directrice internationale à la direction des affaires féminines et familiales, a déclaré que la raison pour laquelle l’Arabie saoudite se classe au 138e rang de la participation économique des femmes est qu’elle compte un plus grand nombre de femmes au parlement.
Le taux de participation économique des femmes est de 22,5 % en Arabie saoudite et de 17 % en Iran, a-t-elle indiqué.
Malgré le grand nombre de femmes instruites en Iran, leur taux de chômage est deux fois plus élevé que celui des hommes.
Hassan Ta’i, conseiller auprès du ministre du Travail, de la Coopération et des Affaires sociales, a déclaré en septembre 2017 que les femmes actives perçoivent, à travail égal, 77% du salaire des hommes et qu’elles ont donc un retard de 10 ans sur leurs collègues masculins.
La participation économique des femmes est bien plus faible que celle des hommes en Iran. Selon les estimations de l’Organisation internationale du travail (OIT) et de la Banque mondiale, elle n’est que de 22 % par rapport aux hommes. Cela laisse l’Iran loin derrière les autres puissances économiques du Moyen-Orient. La participation économique des femmes est de 42,5% en Turquie, 33,6% au Liban et 30,1% en Egypte.
Tentant de justifier le faible taux de participation économique en Iran, Leila Falahati a avancé le rôle traditionnel des femmes dans les villages et les entreprises familiales, pour déclarer que les femmes rurales ont une « forte participation économique » car elles sont engagées dans les activités agricoles, la production artisanale, le tissage de tapis, etc. mais qu’elles étaient cataloguées comme « ménagères ». Elle a ajouté que si de telles activités avaient été enregistrées, la participation économique des Iraniennes serait passé à 30%.
Auparavant, Rohani, président des mollahs, avait prétendu avoir créé 307.000 nouveaux emplois pour les femmes, considérant la vente à la sauvette comme un emploi créé par le gouvernement. Or les agents municipaux arrêtent chaque jour des petits vendeurs et vendeuses de rue, détruisant ou confisquant leurs maigres biens. Il faut savoir aussi que les femmes ne font ce travail qu’en dernier recours pour subvenir aux besoins minimums de leur famille.



















