Rezvan Asgharzadeh, une mère de six enfants âgée de 45 ans, a été exécutée à la prison de Dastgerd à Ispahan le lundi 14 septembre 2026.
Son exécution porte le nombre rapporté de femmes exécutées dans les prisons iraniennes depuis le début de l’année 2026 à au moins 26.
Asgharzadeh avait été arrêtée il y a environ six ans et demi dans le cadre d’infractions liées aux drogues. Il y a deux ans, un tribunal révolutionnaire à Ispahan l’a condamnée à mort. Elle a été détenue par la suite à la prison de Dowlatabad à Ispahan.
Cette mère de six enfants âgée de 45 ans avait été initialement incluse dans une liste de prisonniers éligibles à une grâce. Cependant, son nom a été retiré selon des informations à la suite d’une évaluation négative soumise par Fatemeh Asgarian, la directrice de la prison de Dowlatabad.
L’époux de Rezvan Asgharzadeh a également été condamné à mort sous des accusations similaires.
Un cycle systémique de violence et d’injustice
Les femmes condamnées à mort par le régime iranien sont souvent piégées dans un cycle continu de violence et de vulnérabilité. Elles sont les premières victimes de lois discriminatoires, d’abus domestiques, de la pauvreté et d’une structure judiciaire corrompue qui ne leur offre absolument aucune protection juridique.
De plus, les femmes exécutées pour des infractions liées aux drogues sont fréquemment contraintes au trafic par des membres masculins de leur famille ou par une pauvreté extrême. Pendant ce temps, les principaux réseaux de trafic et cartels de la drogue restent sous le contrôle de syndicats liés au Corps des Gardiens de la révolution islamique, qui engrangent des profits massifs et bénéficient d’une immunité totale.
L’Iran, détendeur du record mondial d’exécutions de femmes
Selon les données enregistrées par la Commission des femmes du Conseil national de la Résistance de l’Iran, au moins 354 femmes ont été exécutées en Iran depuis 2007.
De nombreuses femmes exécutées par le régime iranien sont elles-mêmes victimes de violences domestiques et de lois familiales discriminatoires. Un nombre important d’entre elles ont agi en légitime défense.
Depuis que Massoud Pezeshkian a pris ses fonctions, le régime clérical a exécuté près de 4 080 prisonniers, dont 114 femmes.
Selon des sources du CNRI, pour la seule année 2025, au moins 2 201 exécutions ont été enregistrées en Iran, soit plus du double des 1 006 personnes exécutées en 2024.
Amnesty International a confirmé dans son rapport annuel que la dictature au pouvoir en Iran a procédé à au moins 2 159 exécutions en 2025, soit le taux d’exécution annuel documenté le plus élevé au monde depuis 1981.
La Commission des femmes du CNRI appelle l’Organisation des Nations Unies et ses agences compétentes, l’Union européenne et ses États membres, ainsi que tous les défenseurs des droits humains, à prendre des mesures effectives pour stopper les exécutions massives en Iran.



















