Le mardi 1er septembre 2026, au cours de la 136e semaine consécutive de la campagne des “mardis non aux exécutions” en Iran, des prisonniers répartis dans 62 prisons à travers tout le pays ont entamé une grève de la faim pour protester une nouvelle fois contre le prononcé et l’application des sentences de mort.
La prison d’Iranchahr rejoint le mouvement
Après trois ans d’activité ininterrompue, la campagne des “mardis non aux exécutions” en Iran s’est étendue bien au-delà de quelques centres pour devenir le mouvement de protestation organisé le plus vaste au sein des prisons iraniennes contre la peine capitale.
Poursuivant cette dynamique, la prison d’Iranchahr a rejoint les établissements participants, portant le nombre total de prisons prenant part à l’initiative à 62. L’augmentation progressive du nombre de structures engagées reflète l’exigence croissante des détenus pour l’arrêt des exécutions et la transformation de cette demande en une protestation collective et durable.
À propos de la campagne des “mardis non aux exécutions” en Iran
Entrant désormais dans sa troisième année, la campagne des “mardis non aux exécutions” en Iran est devenue le mouvement de contestation le plus étendu, le plus pérenne et le plus percutant au sein des prisons du pays. Malgré l’intensification des pressions sécuritaires, les menaces constantes, les restrictions de communication et les mesures punitives contre les participants, le mouvement de protestation n’a pas été réduit au silence.
Une part significative des détenus grévistes est constituée de prisonnières politiques purgeant leurs peines dans les quartiers des femmes de la prison d’Evin, de la prison de Qarchak à Varamin, de la prison de Sepidar à Ahvaz, de la prison d’Adelabad à Chiraz, ainsi que dans les prisons de Zahedan, de Yazd et de Racht.



















