Plus de 4 000 personnalités politiques et sociales de premier plan, incluant des représentants élus, des professeurs d’université, des éducateurs, des avocats, des magistrats, des auteurs, des artistes, des dirigeants d’organisations non gouvernementales et d’associations, des médecins, des infirmiers, des travailleurs de la santé, des cadres d’entreprise, des chefs d’entreprise et des citoyens concernés de 62 pays répartis sur cinq continents, ont signé une déclaration conjointe s’opposant à la condamnation à mort prononcée contre Arghavan Fallahi.
Les signataires sont originaires de France, du Royaume-Uni, des États-Unis, de Belgique, d’Italie, du Canada, de Suisse, de Suède, des Pays-Bas et d’Allemagne, s’étendant au-delà de l’Europe et de l’Amérique du Nord à l’Australie, l’Irak, la Syrie, le Nigéria, l’Inde, la Jordanie, le Liban, l’Égypte, le Koweït, le Yémen, l’Arabie Saoudite, la Tunisie, le Maroc, le Sénégal, le Cameroun, l’Afrique du Sud, le Brésil, l’Argentine, le Mexique, le Pérou, l’Uruguay, la Nouvelle-Zélande, l’île Maurice, Singapour, la Thaïlande, la Chine, entre autres.
Ils ont exhorté les instances internationales et les organisations de défense des droits humains à prendre des mesures immédiates pour mettre fin aux exécutions en Iran. Plus précisément, ils ont appelé à la fin de la peine capitale pour les prisonniers politiques et les manifestants des soulèvements, tout en exigeant explicitement l’arrêt immédiat de l’exécution de la prisonnière politique de 25 ans et partisante de l’OMPI, Arghavan Fallahi.
Parmi les signataires figurent 172 personnalités politiques de premier plan, allant de parlementaires européens et nationaux à d’anciens ministres du gouvernement, des responsables, des législateurs et des élus locaux.
Dans les messages d’accompagnement, de nombreux signataires ont souligné que nul ne devrait faire face à la peine de mort pour avoir soutenu ou exprimé des opinions politiques dissidentes, condamnant la peine capitale comme inacceptable et exhortant la communauté internationale à ne pas rester silencieuse face à ces abus. Beaucoup d’autres ont étendu leurs demandes au-delà d’une seule prisonnière, réclamant la libération inconditionnelle de tous les prisonniers politiques et manifestants détenus en Iran.
Voici des expressions de soutien notables à la déclaration :
- Une militante des droits des femmes en Inde : « Cessez de tuer des jeunes innocents en les étiquetant comme anti-nationaux et terroristes. »
- Un signataire en Italie : « Il y a des milliers de jeunes prisonniers politiques comme elle en Iran. J’exhorte chacun d’entre nous à unir ses forces pour les sauver de l’exécution et les rendre aux bras de leurs familles. »
- Un professeur d’université au Canada : « Non à l’exécution ! La peine capitale est un meurtre parrainé par l’État ! »
- Un signataire au Portugal : « Exécuter des femmes, ou toute personne, en raison de sa façon de penser ne fera qu’accroître la haine contre la politique de l’Iran, et beaucoup d’autres devront lutter contre cette injustice. »
Trois signataires du Royaume-Uni :
- « Nous appelons les Nations Unies, ses États membres et les organisations internationales de défense des droits humains à agir immédiatement pour annuler la condamnation à mort d’Arghavan Fallahi et des autres prisonniers politiques condamnés à mort. »
- « En vertu du droit international, les exécutions extrajudiciaires de masse sans procès équitable sont considérées comme des crimes contre l’humanité systématiques, et la communauté internationale devrait agir pour protester et prévenir de tels crimes. »
- « Les gouvernements qui exécutent des manifestants ont peur du pouvoir des personnes qui veulent une vie juste et équitable. »
Une militante des droits des femmes et des droits humains en Allemagne :
- « Toutes les incarcérations, la torture et les exécutions, toutes les violations des droits humains en Iran et les crimes contre l’humanité doivent être stoppés, poursuivis et punis par les institutions juridiques internationales. J’exprime mon amour et mon inquiétude dans mon sentiment de solidarité pour elle et pour tous ceux qui vivent sous la menace du régime des mollahs. »
Mobilisation importante depuis la France
- « Je veux bien être tenue au courant du sort de cette jeune femme et il y en a tant d’autres . Il faut continuer à diffuser, à interpeller les politiques , les journalistes . Ce silence est monstrueux et cautionne ce qui se passe. »
- « J’aimerai la même pétition pour tous les jeunes iraniens qui se sont battus pour la liberté et qui sont emprisonnés et menacés de mort. »
- « Levons-nous, mobilisons-nous massivement, au niveau international, contre les crimes du régime des Mollahs en Iran. »
- « L’espérance permet de lutter, il faut rester unis pour combattre la tyrannie !!!! »
- « Même si les mots sont peu de chose, courage a vous et vos frères pour ce combat contre les sauvages arriérés qui ont mis votre pays en cage. Nous ne vous oublions pas. »
- « Courage nous sommes nombreuses à vous soutenir mais sans doute n’aurez vous jamais notre message je prie pour vous »
Enfin, un signataire de Nouvelle-Zélande a écrit :
« Il s’agit d’un cri d’alarme public et le monde doit connaître la vérité ! »
La commission des Femmes du Conseil national de la résistance iranienne (CNRI) exprime sa gratitude à tous les soutiens et signataires qui, dans ces circonstances critiques, ont porté la voix des prisonniers politiques et des combattants de la liberté détenus dans les prisons du régime misogyne et inhumain qui dirige l’Iran en signant cette déclaration, en lien avec la campagne « Non aux exécutions », et en exigeant spécifiquement l’annulation de la condamnation à mort d’Arghavan Fallahi.
Nous avons le plaisir de vous informer que la déclaration, accompagnée de la pétition des signatures, a été officiellement soumise aux autorités internationales compétentes. Enfin, nous vous exhortons à poursuivre vos efforts de sensibilisation et à vous tenir à nos côtés dans la campagne continue pour mettre fin aux exécutions en Iran.



















