Pour la 133e semaine de la campagne des “mardis non aux exécutions” en Iran, des prisonniers politiques dans 59 prisons à travers l’Iran ont mené une grève de la faim le mardi 11 août 2026, exprimant une nouvelle fois leur ferme opposition au maintien du prononcé et de l’application des condamnations à mort.
Une partie de la déclaration publiée par la campagne cette semaine indique :
« Le régime des exécutions a mis à mort au moins 342 prisonniers depuis le début de l’année iranienne 1405 (qui a débuté le 21 mars) à ce jour. Parmi les personnes exécutées figuraient 10 femmes, deux personnes qui étaient mineures au moment de leur condamnation, et 37 prisonniers politiques… »
« Les autorités au pouvoir cherchent à instrumentaliser ces exécutions pour instaurer un climat de peur et d’intimidation dans la société et réduire au silence toute voix dissidente. Durant cette période, plusieurs prisonniers ayant protesté contre les exécutions ont été transférés à l’isolement ou ont fait l’objet de nouvelles poursuites judiciaires à leur encontre. »
« Dans le même temps, en rouvrant et en poursuivant des dossiers collectifs, tels que les affaires de la place Alikhani, de la place des Martyrs d’Ispahan, de Shandiz et d’Esfarayen, et en prononçant des peines de mort ou de longues peines d’emprisonnement, les autorités visent à intimider la société. Cependant, ces mesures ne font qu’exacerber la colère de la population. »
« Nous, membres de la campagne des “mardis non aux exécutions” en Iran, exprimons notre reconnaissance à tous les secteurs de la société, y compris aux artistes qui ont soutenu le mouvement contre la peine de mort, ainsi qu’aux familles des personnes exécutées. »
« Nous continuons d’appeler l’ensemble de la population à travers l’Iran, de toutes les catégories sociales, à s’associer aux protestations contre le recours incontrôlé à la peine de mort, à l’instar des retraités, et à manifester leur soutien au mouvement contre les exécutions et à la campagne des “mardis non aux exécutions” en Iran. »
À propos de la campagne des “mardis non aux exécutions” en Iran
Entrant désormais dans sa troisième année, la campagne des “mardis non aux exécutions” en Iran est devenue l’un des mouvements de protestation les plus vastes, les plus durables et les plus influents au sein des prisons iraniennes. Malgré l’intensification des pressions sécuritaires, les menaces constantes, les restrictions de communication et les mesures punitives infligées aux participants, la campagne s’est poursuivie sans interruption. Au cours des dernières semaines, le mouvement s’est encore étendu à mesure que de nouveaux détenus de diverses prisons rejoignaient l’initiative, renforçant l’opposition à la peine de mort.
Une part importante de ces prisonniers grévistes de la faim est constituée de prisonnières politiques purgeant leur peine dans les quartiers des femmes de la prison d’Evin, de la prison de Qarchak à Varamin, de la prison de Sepidar à Ahvaz, de la prison d’Adelabad à Chiraz, de la prison de Zahedan, de la prison de Yazd et de la prison de Lakan à Rasht.




















