En septembre 2022, le décès de la jeune Mahsa Amini (Jina), âgée de 22 ans, alors qu’elle était détenue par la police des mœurs du régime clérical, a déclenché une vague de manifestations à travers l’Iran. Les femmes et les jeunes filles se sont placées en première ligne du soulèvement de 2022, descendant dans la rue avec un courage extraordinaire pour protester contre la répression, la discrimination et la dictature.
Au cours du soulèvement, 750 personnes ont été tuées par les forces de sécurité, tandis qu’environ 30 000 personnes ont été arrêtées et soumises à la torture. Parmi les victimes figuraient de nombreuses femmes et jeunes filles dont les noms et les visages sont devenus des symboles du courage et de la résistance du peuple iranien.
Aujourd’hui, quatre ans après le soulèvement, la mémoire des femmes et des jeunes filles qui ont perdu la vie durant ces journées reste vive. Leur mort n’a pas marqué la fin du combat. Leur sang est une mémoire qui ne peut être effacée et une aspiration qui ne peut être réduite au silence.
Le soulèvement de 2022 est issu de quatre décennies de lutte organisée, menée par des femmes, contre un régime misogyne. Le rôle moteur des femmes dans la lutte du peuple iranien a indissociablement lié leurs noms à la résistance et à la liberté.
Femmes, Résistance, Liberté



















