Le 20 novembre 2024, le Parlement européen a accueilli Mme Maryam Radjavi, présidente élue du CNRI, pour parler du processus de changement de régime et de la transition du pouvoir au peuple iranien.
Parmi les dizaines de réunions au Parlement européen, Mme Radjavi a échangé avec un groupe de militants des droits des femmes à la veille de la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes. Mme Samira Aradalan faisait partie des orateurs qui ont pris la parole lors de cette réunion.
Voici les remarques de Mme Samira Ardalan.
Mme Radjavi, Mme Tomašič,
Chers intervenants et invités,
Je vous remercie de m’avoir donné l’occasion de m’exprimer.
L’histoire de la lutte et de la résistance des femmes iraniennes a des racines très lointaines, qui remontent à plus de 120 ans. Aujourd’hui, cependant, je me concentrerai sur les 40 dernières années.
D’une part, le régime iranien a institutionnalisé la misogynie et considère les femmes comme des citoyennes de seconde zone. D’autre part, les femmes résistent à la tyrannie malgré les répressions les plus brutales.
La résistance des femmes et des jeunes filles incarcérées contre le régime clérical a commencé dans les années 80, lorsque de jeunes et très jeunes étudiantes et manifestantes ont choisi de mourir mais ont refusé de plier sous le joug de la théocratie.
Elle se poursuit encore aujourd’hui avec de tels effets qu’elle influence fortement la société iranienne et oblige le régime à accroître sans cesse les mesures répressives et la torture à l’encontre des prisonniers politiques et des prisonnières politiques, en particulier.
Et le résultat de cette résistance est là, pour nous, pour tous.

Aujourd’hui, les femmes de la nouvelle génération résistent parce qu’elles sont inspirées par les contestataires en prison. Mais il faut dire qu’aucune femme iranienne ne manque d’exemples pour choisir la voie de la lutte pour la liberté et la démocratie.
La résistance organisée est en fait menée par des femmes, et la présidente élue du CNRI, Mme Maryam Radjavi, a été une source d’inspiration pour nous tous.
Je voudrais maintenant attirer votre attention sur la campagne « Mardi contre les exécutions ». Hier encore, c’était le 43e mardi.
Dans cette campagne, les prisonnières politiques, en particulier celles du quartier des femmes de la prison d’Evin, ont joué un rôle essentiel.
Aujourd’hui, le slogan clé, tant dans les prisons que sur les murs de toutes les villes d’Iran, est « Femme, Résistance, Liberté », et les femmes iraniennes sont plus déterminées que jamais à renverser le régime.
Même si nous sommes à l’étranger, nous nous engageons à soutenir par tous les moyens les unités de résistance en Iran, en particulier les femmes et les jeunes filles qui luttent contre le régime.
L’appel que nous lançons aujourd’hui au Parlement européen et à ses membres est de soutenir la résistance du peuple iranien et le plan en 10 points de Mme Maryam Radjavi pour un Iran libre et démocratique. Merci à tous.




















