Une âme courageuse qui s’est éteinte dans la poursuite de la liberté
Mahdis Hosseini, née le 30 juin 2006, était originaire d’Amol, une ville du nord de l’Iran située près de la mer Caspienne. C’était une jeune fille de 16 ans pleine d’entrain, pleine de vie et d’aspirations à un avenir meilleur.
Le 21 ou le 22 septembre 2022, lors d’une manifestation à Amol, elle a été blessée par balle à la jambe par les forces de sécurité du régime iranien. Elle a reçu un traitement de base dans un hôpital, puis est rentrée chez elle, mais le cauchemar ne faisait que commencer.
Après son retour, des agents de sécurité ont commencé à la prendre pour cible, elle et sa famille, par des appels intimidants et des messages menaçants. Pendant près de 2 semaines, ils ont été soumis à une pression incessante, leur vie étant assombrie par la peur.
Enfin, le 2 novembre 2022, alors que sa mère était partie travailler, les forces de sécurité ont fait irruption dans leur maison et ont tué Mahdis Hosseini. À son retour, sa mère trouve le corps de sa fille avec de la mousse autour de la bouche et du sang suintant de ses oreilles – une scène horrible gravée dans sa mémoire.
Après la mort tragique de Mahdis, le régime a soumis sa mère éplorée à de nouvelles cruautés. Les autorités l’ont obligée à enregistrer une déclaration devant une caméra, affirmant que Mahdis s’était suicidée par overdose de Tramadol dans le cadre d’un « défi pilules ». Elles ont interdit une autopsie et ont caché le corps de Mahdis à sa famille pendant 4 jours, en insistant sur cette fausse version des faits. Ce n’est qu’après avoir enregistré le témoignage forcé que sa mère a été autorisée à enterrer sa fille.
Mahdis Hosseini était une jeune femme dont l’amour de la liberté trouvait un écho dans sa communauté. Elle avait posté des récitations en dialecte mazandarani sur sa page Instagram, partageant sa voix et son esprit avec d’autres. Mais en fin de compte, ces mêmes autorités ont réduit sa voix au silence de manière permanente, en l’assassinant dans sa propre maison. Même après sa mort, elles ont étouffé la vérité, refusant tout examen susceptible de révéler ce qui s’est réellement passé.
Son histoire est celle d’une vie volée trop tôt, d’une âme courageuse qui s’est éteinte dans sa quête de liberté.





















