Une jeune vie écourtée pour un rêve de liberté
Le 8 octobre 2022, quelques semaines après le début du soulèvement national en Iran, Negin Salehi, une jeune femme, a été brutalement battue par des agents du régime en civil à Téhéran. Leur attaque a été si violente qu’elle a rejoint les innombrables victimes du soulèvement avant même d’arriver à l’hôpital.
Le « crime » de Negin était d’avoir participé à une manifestation de protestation contre la mort de Zhina Mahsa Amini, aux côtés de jeunes Iraniens qui avaient osé réclamer la liberté. Les forces de sécurité ont non seulement empêché sa famille d’organiser une cérémonie commémorative, mais elles l’ont également forcée à être enterrée en silence au cimetière Behesht-e Zahra de Téhéran.
Negin Salehi, 27 ans, vivait dans le quartier de Baharestan à Téhéran et travaillait comme comptable dans un magasin d’audiovisuel. Connue pour sa gentillesse et sa nature amicale, elle était aussi un peu timide, ce qui la rendait encore plus attachante pour ceux qui la connaissaient.
En ce jour tragique d’octobre, Negin rentrait chez elle après son travail dans la rue Jomhouri lorsque des manifestations ont éclaté. Sans hésiter, elle s’est jointe aux manifestants. Mais les agents en civil du régime ont lancé une attaque sauvage contre les manifestants.
Selon des témoins, deux agents en civil ont suivi Negin, l’ont jetée à terre et l’ont frappée à plusieurs reprises à la tête avec des matraques. Du sang a coulé de sa tête et elle n’a plus eu la force de se défendre. Après le passage à tabac, les agents l’ont laissée allongée sur le sol.
Des personnes présentes dans la foule ont aidé Negin Salehi et l’ont ramenée chez elle. Mais elle a été prise de violentes nausées. Sa mère l’a emmenée d’urgence à l’hôpital, mais en chemin, Negin a succombé à ses blessures.

Negin Salehi repose aujourd’hui au cimetière de Behesht-e Zahra, section 5, rangée 9. Elle a été tuée parce qu’elle avait osé rêver d’un Iran libre, et sa mémoire reste un symbole de courage et de sacrifice dans la poursuite de la justice.




















