Fatemeh Massih est l’un des 36 membres de l’OMPI qui ont perdu la vie lors d’une confrontation inégale à Achraf, le 8 avril 2011.
Fatemeh Massih est née en 1956 dans la ville de Yazd, au centre de l’Iran.
Sa famille était religieuse mais aussi très opposée à l’oppression des mollahs. Sa sœur a été tuée par le régime clérical au début des années 1980, ainsi que son mari, cinq de ses enfants et son gendre. Elle a donc ressenti l’oppression du régime dans sa chair et ses os.
Fatemeh Massih avait l’habitude de dire qu’elle rêvait de trouver l’OMPI et de la rejoindre afin de pouvoir lutter pour la liberté de son pays et le libérer des griffes des mollahs.
Cependant, compte tenu de l’histoire de sa famille, il lui était très difficile de trouver un moyen de quitter le pays. Finalement, elle l’a fait avec ses deux filles. Ce fut le plus beau jour de sa vie. On se souvient des mots qu’elle a prononcés : “Toute ma vie et mon existence sont pour mon peuple et j’ai fait le serment de poursuivre le chemin de ceux qui ont donné leur vie pour la liberté”.
Elle aimait ses sœurs et ses frères d’Achraf et travaillait dur jour et nuit sans que personne ne se rende compte de ses efforts. Elle n’attendait rien pour elle-même.
Le 8 avril 2011, elle faisait partie de ceux qui se sont précipités sur la ligne de front pour défendre Achraf et aider leurs sœurs et frères blessés.
Le 8 avril 2011, les combattants de la liberté de l’OMPI ont tenu tête à une colonne de 10 brigades et bataillons blindés, d’infanterie et mécanisés des forces irakiennes affiliées au guide suprême de Téhéran, Ali Khamenei. Ils ont attaqué la ville d’Achraf sur ordre du régime iranien pour massacrer tous ses habitants sans défense, détruire la ville et anéantir l’opposition.
Les combattants de la liberté se sont retrouvés les mains vides, sans bouclier. Des tireurs embusqués les ont visés à la tête et à la poitrine. Des véhicules blindés ont écrasé au moins 22 personnes. Les forces irakiennes ont bombardé les quartiers résidentiels. Elles n’ont même pas permis aux blessés d’être transportés à l’hôpital.
Les tirs des véhicules blindés lourds et des tireurs embusqués se sont poursuivis sans relâche pendant six heures. Le plan était de massacrer tous les résidents d’Achraf.
180 personnes ont été directement abattues. Plusieurs otages sont morts en captivité. Quelque 300 personnes ont été blessées.
Mais les résidents d’Achraf ont tenu bon et ont empêché l’ennemi de s’emparer de la ville qui était le cœur battant du mouvement de résistance du peuple iranien.




















