La 142e semaine de la campagne « Mardis non aux exécutions » s’est tenue le mardi 13 octobre 2026, comme chaque semaine, avec une grève de la faim observée par des prisonniers politiques dans 66 prisons à travers l’Iran. Cette semaine, la Rapporteuse spéciale des Nations unies sur les libertés de réunion pacifique et d’association, Mme Gina Romero, a annoncé qu’elle participait à la grève de la faim de la campagne.
Dans son communiqué, la campagne « Mardis non aux exécutions » a déclaré que le soutien de Mme Gina Romero, Rapporteuse spéciale des Nations unies sur les libertés de réunion pacifique et d’association, apporte un immense encouragement aux prisonniers qui se dressent pour la dignité humaine sous la menace d’une exécution.
Le ralliement de Mme Gina Romero à la campagne « Mardis non aux exécutions » a été salué par des dizaines de personnalités politiques et de militants des droits humains de nombreux pays à travers le monde.
D’anciens parlementaires italiens, Mme Elisabetta Zamparutti, trésorière de Hands Off Cain, Mme Rita Bernardini, présidente de Hands Off Cain, et Sergio D’Alia, secrétaire général de cette organisation non gouvernementale, ont également rejoint la Rapporteuse spéciale de l’ONU et les prisonniers en Iran en entamant une grève de la faim.
Parmi eux, Lord David Alton et M. Jim Shannon, membres de la Chambre des lords et de la Chambre des communes du Royaume-Uni, ainsi que Mme Dorien Rookmaker, M. Struan Stevenson et M. Paulo Casaca, anciens membres du Parlement européen, ont exprimé leur soutien à l’initiative de la Rapporteuse spéciale, renforçant la dimension internationale du soutien à la campagne « Mardis non aux exécutions ». Mme Elisabetta Zamparutti, ancienne députée italienne, s’est également jointe à elle en entamant une grève de la faim.
Rappelant le 10 octobre, Journée mondiale contre la peine de mort, la déclaration de la campagne « Mardis non aux exécutions » indique :
« D’octobre 2025 à octobre 2026, au moins 2 230 personnes ont été exécutées en Iran, dont 54 femmes, 47 prisonniers politiques et 4 enfants. Ces chiffres représentent des vies brisées, des familles en deuil et une société confrontée chaque jour à la terreur de la mort et de la répression.
Nous, membres de la campagne “Mardis non aux exécutions“, qui depuis 142 semaines consécutives prônons qu’aucun être humain ne devrait tomber victime de la potence, appelons toutes les consciences humaines éveillées, les instances internationales et les défenseurs des droits humains à dépasser les condamnations verbales et à agir pour mettre en place des mécanismes pratiques et urgents afin de stopper les exécutions en Iran. Ne laissez pas le peuple iranien seul en ces sombres jours de répression. »
Le mardi 13 octobre 2026, au cours de cette 142e semaine, des détenus dans 66 prisons sont en grève de la faim dans l’espoir d’un Iran libre, débarrassé de la torture et des exécutions.
Une part importante des membres de la campagne « Mardis non aux exécutions » est constituée de prisonnières politiques purgeant leur peine dans les quartiers des femmes des prisons d’Evin, de Qarchak à Varamin, de Sepidar à Ahvaz, d’Adelabad à Chiraz, de Zahedan, de Yazd, de Lakan à Rasht et de Bandar Abbas.




















