Une mère de 4 enfants pendue en violation du droit international
Au matin du mercredi 30 septembre, la peine de mort d’une prisonnière a été exécutée à la prison centrale de Sari. La détenue a été identifiée comme étant Ashraf Faraji, âgée de 57 ans, originaire d’Ahvaz et résidant à Sari, capitale de la province septentrionale de Mazandaran.
Selon les informations publiées, Ashraf Faraji était mère de quatre enfants et luttait depuis des années contre de graves troubles neurologiques et psychiatriques, ayant suivi un traitement médical et des soins psychiatriques pendant environ deux ans avant les faits.
Des informations indiquent que le jour du drame, en octobre 2022, à la suite d’une vive dispute avec son mari au sujet de difficultés financières, notamment le financement des études de leur fille, une altercation s’est produite dans un état de détresse émotionnelle critique, entraînant des blessures chez son mari et sa mort ultérieure.
Le dossier d’Ashraf Faraji a été traité par la deuxième chambre du tribunal criminel de Sari, qui l’a finalement condamnée au qisas (châtiment du talion, peine de mort). Le verdict a ensuite été confirmé par la sixième chambre de la Cour suprême. Conformément au droit international explicite, les personnes souffrant de troubles mentaux ne doivent en aucun cas être condamnées à la peine de mort ni exécutées.
Au moment de la rédaction de ct article, les médias d’État et les sources officielles du régime n’ont publié aucune information concernant l’exécution de cette sentence.

Cet incident tragique souligne une fois de plus à quel point la pauvreté et les difficultés économiques, qui privent les familles de la capacité de subvenir à leurs besoins les plus élémentaires comme l’éducation, engendrent des crises de santé mentale et des conséquences catastrophiques menant tout droit à l’effondrement des foyers.
Selon les informations des médias d’État, 87,5 millions de personnes sur les 90 millions d’habitants que compte l’Iran ont désormais besoin d’une assistance pour subvenir à leurs besoins vitaux de base. (Iran Online, 18 août 2026)
Cette situation est le résultat direct de la corruption généralisée et du pillage orchestrés par le régime au pouvoir, conjugués à des décennies de gaspillage de la richesse nationale dans des projets nucléaires, de missiles et de bellicisme, des politiques qui ont mené le pays au bord de l’effondrement économique.
L’Iran, détenteur du record mondial d’exécutions de femmes
Avec l’exécution d’Ashraf Faraji à la prison centrale de Sari, le nombre de femmes exécutées dans les prisons iraniennes depuis le début de l’année 2026 a atteint au moins 29.
Selon les données enregistrées par la Commission des femmes du Conseil national de la Résistance iranienne, au moins 357 femmes ont été exécutées en Iran depuis 2007.
Depuis la prise de fonctions de Massoud Pezeshkian, le régime clérical a exécuté 4 127 prisonniers, dont 117 femmes.
Selon des sources du CNRI, pour la seule année 2025, au moins 2 201 exécutions ont été enregistrées en Iran, soit plus du double des 1 006 personnes exécutées en 2024.
Amnesty International a confirmé dans son rapport annuel que la dictature au pouvoir en Iran a procédé à au moins 2 159 exécutions en 2025, soit le taux d’exécution annuel documenté le plus élevé au monde depuis 1981.
La Commission des femmes du CNRI appelle les Nations unies et les agences concernées, l’Union européenne et ses États membres, ainsi que l’ensemble des défenseurs des droits humains, à prendre des mesures effectives pour stopper les exécutions galopantes en Iran.



















