À l’occasion de la Journée contre la peine de mort, des prisonniers politiques affiliés à l’Organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI) dans au moins 8 prisons à travers le pays ont publié des déclarations condamnant la hausse des exécutions en Iran et appelant à une action effective de la communauté internationale pour faire face à cette tendance.
Parmi ces messages figuraient les déclarations de prisonnières politiques du quartier des femmes de la prison d’Evin, notamment Zahra Safaei, Marzieh Farsi, Shiva Esmaili, Elaheh Fouladi et Forough Taghipour. Soulignant que la peine de mort est devenue un instrument de répression de la société et de prévention des protestations populaires, elles ont appelé les instances internationales à ne pas se limiter à des condamnations verbales et à prendre des mesures pratiques face aux violations massives des droits humains en Iran.
Dans leur message, ces prisonnières politiques ont insisté sur le fait que le peuple iranien est témoin d’exécutions et de répression depuis plus d’un siècle sous des régimes autoritaires, et que la peine capitale demeure l’un des moyens les plus importants du régime pour maintenir son emprise sur le pouvoir.
Dans un message distinct, Parisa Kamali, une prisonnière politique détenue à la prison de Bandar Abbas dans la province de Hormozgan, a décrit les exécutions comme un outil destiné à propager la peur et l’intimidation dans toute la société. Elle a averti que le silence face à cette évolution risquait de contribuer à l’extension du cercle de la répression et d’amener d’autres citoyens à être condamnés à mort. Elle a appelé le public à se faire le relais des prisonniers et des familles vivant sous la menace d’une exécutiosn.
Parallèlement, des prisonniers politiques des prisons d’Evin, de Qezel-Hesar, de Karaj, de Machhad, d’Oroumieh, de Khorramabad, d’Iranchahr et de Gonbad-e Kavus ont également affirmé dans des messages séparés que les exécutions en Iran sont pratiquées dans le but d’instiller la terreur et d’étouffer la société, appelant à l’abolition de la peine de mort.
Dans leurs messages, les détenus ont souligné la part disproportionnellement élevée de l’Iran dans les exécutions enregistrées à l’échelle mondiale et ont insisté sur la nécessité d’une solidarité nationale et internationale pour mettre fin à la peine de mort et défendre le droit à la vie.



















