L’appel d’Arghavan Fallahi, la prisonnière politique détenue à la prison d’Evin qui avait précédemment été condamnée à mort, a été rejeté par la Cour suprême d’Iran.
L’appel d’Arghavan Fallahi, qui avait été déposé auprès de l’une des chambres de la Cour suprême, a été rejeté cette semaine par l’appareil judiciaire du régime des mollahs.
La peine de mort contre Arghavan Fallahi, prisonnière politique âgée de 25 ans et sympathisante de l’Organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI), avait été rendue et prononcée le 1er juillet 2026 par la 15e chambre du tribunal révolutionnaire de Téhéran, présidée par le juge Abolqasem Salavati, sous l’accusation de « baghi » (rébellion armée).
À la fin du mois d’août, sa peine de mort a été confirmée par la 41e chambre de la Cour suprême.
Arghavan Fallahi a été arrêtée pour la première fois le 4 novembre 2022, aux côtés de son père et de son frère à Chiraz. Après avoir subi un an et quatre mois de prison, elle a été libérée sous caution en mars 2024. Elle a été réarrêtée le 25 janvier 2025 dans la ville de Parand et transférée au quartier 241 de la prison d’Evin.
Elle a passé environ cinq mois en isolement sous un interrogatoire intensif, subissant des tortures physiques et psychologiques. À la suite du bombardement et de l’évacuation de la prison d’Evin, elle a été transférée en cellule d’isolement à la prison de Fashafouyeh (grand pénitencier de Téhéran) et est actuellement incarcérée dans le quartier des femmes de la prison d’Evin. La Commission des femmes du CNRI appelle l’Organisation des Nations Unies, les organisations internationales concernées et les organismes des droits humains à agir d’urgence pour sauver la vie d’Arghavan Fallahi et des autres prisonniers condamnés à mort. La Commission des femmes du CNRI réitère son appel à une mission d’enquête internationale pour visiter les prisons iraniennes et rencontrer les prisonniers politiques.



















