Les conditions sanitaires dans la salle 1 de la prison de Fardis, à Karaj, sont extrêmement précaires. Les prisonnières de ce quartier sont exposées à des débordements d’eaux usées et font face à de graves risques pour leur santé.
Dans l’aire de récréation de la salle 1, les égouts ont débordé et recouvert l’intégralité de l’espace utilisé par les détenues. Les eaux usées se sont accumulées sur le sol, formant un véritable lac à travers toute la zone, tandis que les autorités carcérales n’ont pris aucune mesure pour remédier au problème, malgré la chaleur de l’été.
L’odeur de décomposition et l’air contaminé ont attiré des insectes. Les prisonnières sont dans l’incapacité d’utiliser l’espace de récréation, et ces conditions insalubres ont provoqué diverses pathologies.
De nombreuses détenues ont développé des maladies, notamment des diarrhées et des vomissements, suite à cette situation. L’unité médicale de la prison n’a, elle aussi, pris aucune initiative pour soigner les femmes malades.
Il est à noter que certaines des femmes incarcérées dans cette prison sont des prisonnières politiques.
Les détenues ont protesté contre ces conditions inhumaines et l’absence d’installations sanitaires de base, appelant à une intervention immédiate face à cette situation désastreuse. Le directeur de la prison et les autres responsables n’ont non seulement pris aucune disposition pour résoudre le problème, mais ont également invoqué une absence de financement et l’absence du budget nécessaire.
Le directeur de l’établissement a par ailleurs déclaré que toute action ou réparation nécessaire pour traiter les problèmes d’eaux usées ne serait entreprise que si d’éventuels dons de bienfaiteurs devenaient disponibles.




















