Bienvenue dans un nouvel épisode des podcasts de la commission des femmes du Conseil national de la Résistance iranienne. Aujourd’hui nous allons plonger dans une de ces histoires qui au premier abord a l’air presque banale, mais qui cache quelque chose d’énorme. Bonjour tout le monde. Oui, c’est vrai que c’est le genre de dossier où il faut vraiment lire entre les lignes. Exactement.
Alors notre mission pour cette analyse approfondie, est de décortiquer des rapports récents. Plus précisément, on va parler de la fermeture de 4 clubs de sport pour femmes, qui s’est passé dans la ville de Yazd le 1er août 2026. Oui et en fait ce qui met la puce à l’oreille, c’est la justification officielle. La police des lieux publics a simplement évoqué des violations disciplinaires. Des violations disciplinaires, waouh, c’est super vague ça.
C’est totalement vague et c’est intentionnel. En croisant les sources, on voit très bien que c’est une tactique habituelle. D’accord. Sous couvert de punir disons le non-respect du hijab obligatoire ou des règles disciplinaires, l’objectif est d’étouffer les activités indépendantes. Le but est d’imposer une soumission totale.
Oui, je vois. En fait ça me fait penser à un médecin qui traiterait juste un symptôme en surface genre une toux pour masquer une grave maladie interne. C’est une très bonne analogie, on détourne l’attention. Mais du coup je me pose une question, comment la fermeture de ces simples salles de sport s’articule avec la crise nationale du chômage dont on entend parler ? Eh bien parce que cet effacement des femmes ne se limite pas du tout aux salles de sport, c’est vraiment systémique.
Par exemple la cyber police, la FATA, cible l’espace virtuel en même temps. Ah oui, en ligne aussi. Tout à fait, elle bloque du jour au lendemain des pages de commerce dirigées par des femmes, des coaches, des coiffeuses qui perdent leur outil de travail et pour le récupérer, on les force à signer des engagements très stricts. C’est radical. Et physiquement, c’est pareil, on scelle les portes des cafés et des informations indiquent même qu’on retire des bancs publics pour restreindre l’espace social.
Attendez, je dois vous arrêter, là, retirer des bancs publics. Oui, oui, carrément scier les bancs dans certaines zones. C’est complètement absurde. Enfin je veux dire détruire des infrastructures publiques de base alors que l’économie va déjà si mal, c’est totalement contre-productif, non ? Ça paraît absurde, mais c’est pour un but précis.
L’objectif ce n’est pas le mobilier, c’est la destruction de l’espace d’assemblée. Ah ! pour empêcher les gens de se réunir. C’est ça, si on enlève les bancs et qu’on ferme les cafés, les gens ne peuvent plus s’asseoir et discuter et cette répression en réalité sert à masquer une crise économique structurelle très grave dont les femmes portent le plus lourd fardeau. C’est là qu’on en vient aux fameuses statistiques du printemps 2026, c’est ça ? Exactement, les chiffres sont alarmants.
En une seule année, 450.000 personnes ont purement et simplement quitté la population active. 450.000, c’est énorme. C’est un désespoir total. Et écoutez bien, les diplômés universitaires représentent plus de 35 pour cent des chômeurs. Le chômage des jeunes, lui, frôle les 23 pour cent.
Et j’imagine que pour les femmes, les chiffres sont encore pires. Bien sûr, les femmes diplômées subissent des taux de chômage dramatiquement supérieurs à ceux des hommes. Au lieu de régler ça, l’État préfère la répression sécuritaire. Donc la priorité, c’est de contenir la colère sociale avant que ça n’explose. Voilà, plutôt que de créer des emplois, on ferme des clubs.
C’est fascinant, enfin de façon terrifiante. En gros, fermer un club de sport à Yazd ou bloquer un compte sur les réseaux, ce n’est pas un fait divers, c’est vraiment une stratégie globale pour masquer des échecs systémiques. Tout à fait. Et ça soulève une réflexion finale que je trouve primordiale. Je veux dire quel avenir attend une économie nationale quand ses forces les plus éduquées et les plus dynamiques sont systématiquement effacées de la sphère publique.
S’amputer de ses propres talents pour survivre politiquement à court terme, c’est une impasse. Voilà une réflexion qui mérite de raisonner auprès de notre auditoire. Absolument. Bien, nous arrivons à la fin de notre discussion, nous invitons notre auditoire à visiter le site web wncri.org/fr et à faire un don pour soutenir le travail de la commission des femmes du CNRI afin de promouvoir la lutte des femmes pour la liberté et la démocratie en Iran. Merci beaucoup de nous avoir suivis.
Oui, de très chaleureuses salutations à toutes et à tous et à très bientôt pour une prochaine analyse.



















