Les pressions et les restrictions visant les femmes emprisonnées dans la prison d’Evin et leurs familles se sont intensifiées ces derniers mois. À la suite du remplacement du responsable du parloir du quartier des femmes, les durées de visite, qu’elles soient en cabine ou en présentiel, ont été réduites. De plus, les familles, contraintes à plusieurs heures d’attente, subissent des traitements insultants et inappropriés de la part du nouveau responsable du parloir, un homme identifié sous le nom de « Rezaei ». Ces conditions ont provoqué des protestations de la part des familles et des détenues dans le climat tendu du parloir le dimanche 6 septembre 2026.
Le nouveau responsable du parloir du quartier des femmes à la prison d’Evin interrompt désormais les visites en cabine au bout de 20 minutes et les visites en présentiel au bout de 40 minutes. Auparavant, les visites en cabine duraient plus de 40 minutes et, dans certains cas, aucune limite de temps stricte n’était imposée. Quant aux visites en présentiel, elles duraient jusqu’alors plus d’une heure.
Temps de visite réduits et nouvelles restrictions
À la suite de la désignation du nouveau responsable du parloir du quartier des femmes à la prison d’Evin, des restrictions supplémentaires ont été appliquées aux visites entre les détenues et leurs proches. Les restrictions imposées aux prisonnières d’Evin sont désormais flagrantes lors du processus de visite, le temps accordé aux femmes pour être avec leurs proches ayant été considérablement réduit.
Le nouveau responsable du parloir, nommé « Rezaei », interrompt les visites en cabine après 20 minutes et les visites en présentiel après 40 minutes.
Les familles des détenues ont protesté aussi bien contre ces restrictions que contre le comportement du nouveau responsable du parloir. Elles indiquent qu’après de longs trajets et plusieurs heures d’attente, elles font face à des comportements inappropriés, à de l’agressivité verbale et à des insultes de la part du responsable lorsqu’elles viennent voir leurs proches incarcérées.
Des familles contraintes d’attendre des heures avant les visites
Un autre problème dénoncé par les familles concerne la gestion du parloir et le fait qu’elles soient maintenues dans l’attente avant la tenue de la visite.
Dans certains cas, les familles passent des heures à attendre pour voir leurs proches détenues. Cette attente, cumulée à la réduction du temps de parloir, impose une pression supplémentaire à des familles contraintes de subir de longues démarches et des entraves multiples pour rendre visite aux prisonnières.
Des informations indiquent également que le responsable du parloir traite les familles d’une manière indigne et irrespectueuse. Cette conduite a accru la colère des visiteurs et a débouché sur des protestations des familles ces derniers jours.
Protestation des familles et des prisonnières dans le parloir d’Evin
Le dimanche 6 septembre, les familles et les femmes emprisonnées à Evin ont protesté contre la situation instaurée dans le parloir.
L’atmosphère du parloir était particulièrement tendue ce jour-là, les familles dénonçant la réduction des durées de visite, les attentes prolongées et l’attitude du nouveau responsable.
Pour les familles des détenues, les visites constituent la seule occasion de s’enquérir de l’état physique et psychologique de leurs proches emprisonnées et de subvenir à certains de leurs besoins. Réduire la durée des visites ou perturber leur déroulement revient à restreindre davantage ce lien essentiel.
Intensification des pressions sur les prisonniers d’Evin ces derniers mois
La réduction de la durée des parloirs et les limitations imposées aux communications des détenues avec leurs familles surviennent alors que les prisonniers d’Evin sont confrontés à de multiples pressions et privations depuis plusieurs mois.
Les détenus d’Evin ont dû faire face à des températures dépassant 40 °C, à des coupures du matériel de climatisation, à une infestation de punaises de lit, à des restrictions sur les heures de promenade et à la privation d’accès aux équipements sportifs.
Dans de telles conditions, les restrictions frappant les femmes emprisonnées à Evin et la limitation accrue de leur capacité à voir leurs familles exercent une pression supplémentaire sur les détenues et leurs proches.



















