Malgré les appels déchirants de leurs mères et l’indignation de la communauté internationale, le régime clérical a exécuté quatre prisonniers politiques les 30 et 31 mars 2026 : Mohammad Taghavi Sangdehi, Akbar Daneshvarkar, Babak Alipour et Pouya Ghobadi.
Les parents d’Akbar Daneshvarkar et de Pouya Ghobadi comptaient parmi les familles en quête de justice ayant soutenu la campagne « Non aux exécutions du mardi ». Ils ont participé à des manifestations hebdomadaires pendant deux ans pour réclamer l’arrêt des exécutions pour tous et en tout lieu.

Ces quatre prisonniers politiques étaient membres de l’Organisation des Moudjahidines du Peuple d’Iran (OMPI), principal mouvement d’opposition iranien. Détenus depuis plus de deux ans et demi, ils ont subi des actes de torture, l’isolement cellulaire, des passages à tabac et des mauvais traitements dans des conditions carcérales éprouvantes. Ils ont été exécutés secrètement, sans avoir été autorisés à accorder une dernière visite à leurs familles.
Pouya Ghobadi, 33 ans, était ingénieur électricien. Babak Alipour, 34 ans, était diplômé en droit.
Akbar Daneshvarkar, également connu sous le nom de Shahrokh, était âgé de 60 ans et père d’un adolescent. Mohammad Taghavi, 60 ans lui aussi, avait déjà été emprisonné dans les années 1980 et 1990.

Le fait de procéder à de telles exécutions criminelles en plein conflit extérieur constitue, de la part des religieux au pouvoir, l’aveu explicite que leur principal ennemi demeure le peuple iranien et sa Résistance.
L’exécution brutale de ces quatre prisonniers politiques reflète la peur et le désespoir du régime face à une population mécontente et au soutien croissant dont bénéficient les Unités de résistance et l’Armée de libération.
La commission des Femmes du Conseil national de la résistance iranienne (CNRI) exhorte la communauté internationale à convoquer une session spéciale des Nations unies pour traiter de la vague d’exécutions en Iran. Elle appelle à prendre des mesures concrètes et immédiates afin de sauver la vie des prisonniers politiques et des militants menacés d’exécution.




















