Le 8 mars : la Journée internationale des femmes et le rôle moteur des Iraniennes dans la lutte pour la liberté
Le 8 mars est célébré dans le monde entier comme la Journée internationale des femmes, une date qui honore plus d’un siècle de combat féminin pour l’égalité, la justice et les droits humains.
Cette journée trouve ses racines au début du XXe siècle, lorsque des travailleuses à New York et en Europe ont manifesté contre les discriminations, les inégalités salariales et les conditions de travail éprouvantes. En 1977, l’Organisation des Nations Unies a officiellement reconnu le 8 mars comme la Journée internationale des femmes, en faisant un symbole mondial de la lutte pour l’égalité.
Aujourd’hui, la Journée internationale des femmes est bien plus qu’une simple date sur le calendrier, elle incarne la résilience et la détermination des femmes qui luttent pour un monde plus libre, plus juste et plus équitable.
La Journée internationale des femmes en Iran : les femmes ouvrent la voie vers la liberté
Ces dernières années, les femmes iraniennes se sont imposées à l’avant-garde du changement social et politique. Elles ne se battent pas seulement pour leurs droits individuels et sociaux, mais aussi pour la liberté, la démocratie et la fin du régime autoritaire.
Leur présence dans les manifestations nationales prouve que les femmes sont le moteur de la société, et que sans elles, aucun mouvement de libération en Iran ne peut aboutir. Au regard de la situation sociale en Iran et du rôle des femmes dans ce combat, toute alternative crédible au régime misogyne actuel doit défendre leur participation active et égale aux responsabilités, tant pour renverser le pouvoir que pour l’ère qui suivra sa chute.
Quel chemin les femmes iraniennes ont-elles parcouru ?
Aujourd’hui, les Iraniennes ne se contentent plus de revendiquer des droits, elles sont les architectes d’un avenir nouveau et souverain. Elles ont démontré qu’elles ne sont pas des victimes impuissantes, mais la véritable force du changement en Iran, engagée pour :
- Une participation réelle au pouvoir et à la prise de décision ;
- La liberté de choix et l’égalité juridique ;
- Le consentement à payer un prix lourd pour la justice et la liberté.
Cette conscience et cette bravoure constituent le socle d’un futur Iran libre et garantissent l’égalité des droits pour les femmes dans l’Iran de demain.
Le prix élevé de la liberté
Le chemin vers la liberté et l’égalité en Iran n’a jamais été facile. De nombreuses femmes défendant les droits humains fondamentaux ont fait face à l’emprisonnement, à l’oppression, aux menaces sécuritaires et même à la mort.
Depuis les années 1980, des dizaines de milliers de femmes ont perdu la vie dans la lutte contre le régime clérical. Les générations suivantes ont également payé le prix ultime lors des soulèvements successifs de 1999, 2009, 2017, 2019, 2020, 2022 et 2026.
Ces sacrifices, consentis par des femmes de tous âges et de toutes origines sociales ou ethniques, soulignent la profondeur de leur engagement et démontrent que cette lutte se poursuit avec courage, lucidité et résilience. Les meilleurs fils et filles de l’Iran n’ont pas donné leur vie pour passer d’une tyrannie religieuse à un retour vers une dictature monarchique. La seule voie est celle du progrès vers un avenir démocratique et radieux.
Le voyage continue : aucun recul possible
Le mouvement des femmes iraniennes n’est pas un phénomène temporaire. Il est aussi ancien que le mouvement national qui cherche à instaurer la démocratie en Iran depuis 120 ans. Les femmes d’Iran ont marché au rythme de ce mouvement national, ce qui a été la clé de leur progression et de leur émancipation.
Les Iraniennes ne sont pas les victimes sans défense des dictateurs, elles combattent en première ligne de la révolution démocratique en Iran. Elles poursuivront leur route et ne reculeront jamais tant que l’objectif ultime, une société démocratique, égale et libre, ne sera pas atteint.
Le rôle de la communauté internationale
La communauté mondiale ne peut rester indifférente à ce qui se passe en Iran. Soutenir les revendications du peuple iranien, et particulièrement des femmes, n’est pas seulement une responsabilité morale, c’est une défense des droits humains fondamentaux. Reconnaître le droit légitime du peuple, des femmes et de la jeunesse d’Iran à lutter et à renverser le régime clérical est un acte de solidarité essentiel.
Il faut admettre que seul le peuple iranien détient le droit légitime de déterminer l’avenir politique de son pays. Aucun avenir pour l’Iran ne peut être façonné de l’extérieur.
Soutenir l’alternative démocratique ne revient pas seulement à se tenir aux côtés des aspirations du peuple iranien, c’est aussi une nécessité dans la lutte contre le terrorisme et pour l’établissement de la paix et de la stabilité dans la région et dans le monde. Les ambassades du régime, qui sont des centres d’espionnage et de terrorisme, doivent être fermées dans tous les pays.
Les actions politiques, médiatiques et juridiques peuvent amplifier la voix des femmes iraniennes à travers le monde et accroître la pression sur le régime clérical oppressif.
Le message mondial du 8 mars
Le 8 mars n’est pas seulement un rappel du passé, c’est le symbole d’un avenir libéré de l’oppression où tous les citoyens sont égaux devant la loi. Les femmes iraniennes, par leur courage et leur détermination, ont ouvert la voie au changement, et le monde constate qu’aucune force ne peut arrêter ce mouvement.
Cette Journée internationale des femmes appartient aux femmes et aux jeunes d’Iran qui ont sacrifié leur vie et payé le prix fort pour la liberté en janvier dernier.
Partout dans le monde, les personnes éprises de justice, et particulièrement les femmes conscientes, comprennent que leur destin ne doit jamais être remis entre les mains d’un dictateur à vie, et que la liberté, la dignité et l’égalité sont des droits inaliénables pour tous les êtres humains.




















