CNRI Femmes – Une femme de 53 ans a mis fin à ses jours en Iran le 9 avril, par un suicide choquant après que son fils se soit suicidé deux jours plus tôt et trois semaines après que son mari soit mort du coronavirus.
Faisant référence à ce suicide bouleversant, la police de Tajrich a rapporté que la femme s’était suicidée en ingérant du phosphure d’aluminium, un poison puissant, connu localement sous le nom de “pilule de riz”.
Son fils avait sombré dans la dépression après la mort de son père emporté par le coronavirus. Sa dépression s’est aggravée parce que la famille n’était pas été en mesure d’organiser des funérailles ou une cérémonie de deuil en bonne et due forme, et il s’est suicidé.
La mère endeuillée n’a pas supporté la perte de son fils après celle de son mari. Elle s’est suicidée deux jours après la mort de son fils (Agence Rokna – 12 avril 2020).
Ce suicide choquant montre qu’en l’absence de toute forme de soutien social en Iran, les femmes se retrouvent totalement démunies face à des difficultés souvent insurmontables.
La propagation catastrophique du coronavirus en Iran a eu un impact énorme sur la population et en particulier sur les familles à faibles revenus. Elle a contribué de manière significative à la multiplication des dommages sociaux, y compris du suicide.
La commission de la santé du conseil municipal de Téhéran a déclaré au quotidien Sharq, le 15 avril 2020, que dans le meilleur des cas, 70 personnes, et dans le pire des cas, plus de 100 personnes meurent chaque jour à Téhéran à cause du Covid-19. Ainsi, le nombre de décès est-il de 4 000 à 6 000 pour la seule capitale iranienne.
La Résistance iranienne a annoncé le 15 avril 2020 que le nombre de décès dus aux coronavirus avait dépassé 29.000 dans 278 villes.
Le vice-ministre de la Santé du régime a également reconnu que 800 000 personnes ont été infectées en Iran et que le nombre des morts est plusieurs fois supérieur à celui officiellement annoncé.
Dans ces circonstances, le régime clérical n’a apporté aucune aide aux familles, et l’aide symbolique qu’il a offerte n’a toujours pas été versée à qui que ce soit.




















