CNRI Femmes – Une femme médecin est morte d’une infection au coronavirus le lundi 30 mars 2020 à l’hôpital Moheb-Kossar de Téhéran. La Dr Niloufar Esmail-Beigui était médecin généraliste et travaillait aux urgences.
Divers responsables du régime ont parlé de la pression énorme exercée sur les médecins, le personnel infirmier et le personnel médical.
Mustafa Moïne, président du Conseil suprême du système médical, a écrit au président des mollahs, Hassan Rohani : « Les pertes d’une grande partie du corps médical, et la mortalité plus élevée des patients par rapport aux autres pays, resteront à jamais une honte. » Moïne, qui a été ministre des Sciences, de la Recherche et de la Technologie dans les gouvernements de Rafsandjani et Khatami, a ajouté : « On nous avertit que la fatigue et le prix physique et mental que paye le personnel soignant, vont menacer la qualité du traitement des malades. »
Il a mis en garde : « Prétendre que la situation est normale et créer un faux sentiment de sécurité sous prétexte d’éviter l’anxiété et le stress pourrait être dangereux, et les conséquences du stress sont bien moindres que l’exposition soudaine à une catastrophe humaine. »
Par ailleurs, le lundi 30 mars 2020, une femme est morte après avoir donné naissance à son enfant, tous deux victimes d’une infection au coronavirus.
De même, 28 habitants de Qarchak, à Varamine, sont morts d’une infection au coronavirus dans la seule journée du 28 mars.
La Résistance iranienne a rapporté qu’en soirée du 1er avril 2020, plus de 15.500 Iraniens avaient perdu la vie à cause d’une infection au coronavirus dans 237 villes d’Iran.
En attendant, les Iraniennes s’efforcent de surmonter les sentiments de désespoir et d’aider leurs compatriotes.
Shima, une enseignante de l’école Silavi à Susangerd, enseigne en ligne à ses élèves depuis 14 jours, en deux équipes du matin. Puis, l’après-midi, elle fabrique avec 12 autres femmes des masques stérilisés et les distribue gratuitement aux habitants de Susangerd.




















