CNRI Femmes – Nejat Anvar Hamidi, une détenue politique, croupit dans une prison d’Ahwaz en Iran. Elle risque de perdre la vue.
Détenue dans la prison de Sepidar à Ahwaz, Nejat Anvar Hamidi, 61 ans, souffre d’une grave maladie des yeux. Les autorités du régime l’ont arrêtée en mars 2019, accusée de soutenir l’OMPI/MEK (les Moudjahidine du peuple d’Iran).
En plus de souffrir de graves maladies oculaires, Nejat Anvar Hamidi continue de souffrir de maux de tête chroniques – résultat de son emprisonnement dans les années 1980.
Elle avait été arrêtée en 1981 pour avoir soutenu l’OMPI et avait été détenue pendant plus de deux ans. Nejat Anvar Hamidi avait finalement été libérée sous caution ; cependant, le régime a émis un mandat d’arrêt contre elle et elle a été arrêtée à nouveau. Sa nouvelle peine est de 5 ans.
En mars 2019, elle a été transférée à la prison de Sepidar à Ahvaz pour y purger le reste de sa peine.
Le mari et la fille de Nejat Anvar Hamidi ont également été arrêtés, interrogés et menacés. Les autorités du régime ont informé les membres de sa famille qu’ils n’avaient pas droit à un avocat. On leur a également dit que s’ils demandaient un avocat de toute façon, ils seraient arrêtés sous l’accusation de ne pas avoir coopéré avec les forces de renseignement et de représenter une menace pour la sécurité nationale.
Trois militantes civiles condamnées à 18 ans de prison

En août 2019, trois militantes civiles ont été condamnées par un tribunal de Téhéran à 6 ans de prison. Les activistes, Shahla Jahan Bin, Giti Pourfazel et Shahla Entesari, ont été reconnues coupables de “rassemblement et collusion pour commettre des crimes contre la sécurité nationale” et de “distribution de propagande anti-régime”.
En plus de sa condamnation, Giti Pourfazel, avocat et membre de l’Association des écrivains, s’est vu interdire de participer à tout parti ou groupe politique.
Les trois militantes avaient été incarcérées à la prison d’Evine à Téhéran en octobre 2019.
En novembre 2019, les trois militantes avaient finalement été libérées – plus de 4 mois après leur arrestation initiale – sous caution de 500 millions de tomans.




















