CNRI Femmes – La prisonnière politique Golrokh Ebrahimi Iraee est entrée dans le coma après 60 jours de grève de la faim en Iran. Elle a été transférée dans un hôpital inconnu.
Mme Iraee a entamé sa grève de la faim le 3 février 2018, dix jours après avoir été transférée illégalement à la prison Qarchak de Varamine en violation du principe de la séparation des catégories de prisonniers. Elle exige d’être renvoyée dans le quartier des détenues politiques de la prison d’Evine à Téhéran. Mme Iraee a refusé l’injection de sérum et d’interrompre sa grève de la faim. Elle est dans un état critique.
Le procureur adjoint d’Evine a déclaré qu’il ne permettra pas à Mme Iraee de revenir à Evine, même morte.
Mme Iraee est condamnée à six ans de prison pour avoir écrit une histoire jamais publiée contre la peine inhumaine de la lapidation. Son mari, Arash Sadeghi, est également emprisonné et condamné à 19 ans de prison.
Au cours du soulèvement de décembre et janvier, Mme Iraee a envoyé une lettre ouverte depuis sa cellule, appelant les jeunes manifestants à rester inébranlables dans leur quête de liberté et à le payer à n’importe quel prix dans cette voie. C’est en représailles à cette lettre que Mme Iraee et sa compagne de cellule, Atena Daemi, ont été convoquées plusieurs fois et finalement brutalisées et transférées à la prison de Qarchak dans la nuit du 24 janvier 2018.
Qarchak, ou Shahr-e Ray, est un bâtiment qui servait à l’élevage de poulets et qui est utilisé pour détenir des détenues de droit commun. Les conditions sanitaires dans cette prison sont déplorables et même l’eau y est saumâtre et non potable.




















