CNRI Femmes – Maryam Chariatmadari a été condamnée à un an de prison pour « encouragement à la corruption en enlevant son voile ».
La peine a été prononcée le 25 mars par par un tribunal de Téhéran.
L’ancienne prisonnière politique Nasrine Sotoudeh, qui est l’avocate de Mme Chariatmadari, a souligné que sa cliente avait été victime de discrimination de la part du pouvoir judiciaire des mollahs.
« Paradoxalement, a-t-elle déclaré, le pouvoir judiciaire a ignoré le cas d’une fille agressée sexuellement par son père, mais il est surprenant de constater qu’il inflige des peines aussi lourdes pour les femmes qui enlèvent leur voile. »
Mme Sotoudeh a ajouté : « Je crois que les protestations contre le voile obligatoire ne seront pas atténuées par des peines aussi inhabituelles qui ne sont pas conformes aux normes juridiques et judiciaires. »
Maryam Chariatmadari, 32 ans, est étudiante en informatique à la faculté Amir Kabir de Téhéran. Elle a été poussée violement du haut d’une armoire de communication par un agent et s’est blessée au genou le 23 février, alors qu’elle protestait contre le port obligatoire du voile en se découvrant la tête.
La commission des Femmes du Conseil national de la Résistance iranienne condamne toute forme d’agression contre les femmes qui s’opposent au voile obligatoire. La commission des Femmes demande aussi la libération immédiate de toutes celles qui ont été arrêtées et emprisonnées pour avoir été « mal-voilées » ou avoir enlevé leur voile et contesté le port du voile obligatoire. Elle considère injustes les peines d’emprisonnement pour les manifestantes opposées au voile obligatoire.



















