CNRI Femmes – Les élèves de l’école élémentaire de Shinabad en Iran, victimes d’un incendie il y a cinq ans, sont mécontentes de leur traitement et se plaignent des conséquences de nombreuses intervention chirurgicales et anesthésies.
Toutes les filles se plaignent du processus de traitement, des promesses non tenues, des insultes et du manque de respect de la part de certains responsables, du manque d’installations et d’équipement qui a entraîné le dessèchement de leurs articulations, de la promesse non tenue d’acheter du matériel hospitalier pour elles, etc.

Ces 12 filles ont subi 360 interventions chirurgicales et opérations sans que cela ne produise aucun progrès souhaitable.
L’une d’entre elle, Ameneh, a déclaré dans une interview : “en un mot, nous avons perdu espoir.”
Une autre fille du nom de Sima a dit : « Notre médecin dit que si nous étions envoyées à l’étranger, nous pourrions nous rétablir plus rapidement parce qu’il y a de meilleures traitements. Il y a huit mois, Hashemi (le ministre de la Santé) a promis et signé une lettre pour qu’on nous donne un meilleur traitment à l’hôpital, mais cela ne s’est jamais fait. »
Le père de Nadia explique : « Ce que nous voulons, c’est améliorer le traitement de nos filles. Ils promettent mais ne tiennent pas leurs promesses. Six ans se sont écoulés depuis l’incident. Regardez ces filles. Elles ont tellement changé. Mais il y a tant de symptômes pour chacune d’elles. Parce que les frais d’hospitalisation sont élevés, les chirurgiens ne les opèrent pas personnellement et elles sont opérées par leurs internes. »

Hossein Ahmadi Niaz, l’avocat représentant les filles de Shinabad, souligne également : “La question la plus importante pour ces filles est que leur traitement soit accéléré et amélioré. Cela doit se faire à l’étranger. D’autre part, elles doivent recevoir une inddemnisation complète du gouvernement, qui ne leur a pas été versée (parce qu’il s’agit de filles). Les filles doivent recevoir leurs pleins droits. Il faut s’occuper de leurs problèmes mentaux. Ils ont de la difficulté à obtenir leur carte nationale et leur certificat de naissance. Ces problèmes doivent être résolus. Ces filles n’ont pas besoin de pitié, elles réclament leurs droits.” (Agence ILNA – 4 mars 2018)
Shinabad est un village de Piranshahr, dans la province d’Azerbaïdjan occidental. L’école élémentaire de ce village a pris feu il y a cinq ans à cause d’un mauvais fonctionnement d’un chauffage au kérosène. 29 filles ont été brûlées dans l’incendie, dont deux sont mortes des suites de blessures graves.



















