Rapport Mensuel de la Commission des Femmes du Conseil national de la Résistance iranienne – Septembre 2019
En dépit de la censure mondiale, aucun impact dans la répression des femmes
En septembre, le monde a été bouleversé par la mort d’une jeune supportrice du football iranienne qui s’est immolée afin de protester contre sa condamnation à une peine de six mois de prison pour avoir tenté de contourner l’interdiction d’entrée des femmes dans les stades de football.
«Ce qui est arrivé à Sahar Khodayari est déchirant et témoigne du mépris épouvantable des autorités iraniennes pour les droits des femmes dans le pays», a déclaré Amnesty International dans une déclaration énergique sur son décès.
Deux violations importantes des droits de l’homme et des femmes du régime iranien ont également été dénoncées. Le Secrétaire général des Nations Unies s’est déclaré préoccupé par le recours généralisé à la peine de mort en Iran et a exhorté le régime de ratifier la CEDAW et d’autres conventions internationales.
Le Parlement européen a appelé Téhéran à libérer immédiatement et sans condition les défenseurs des droits des femmes emprisonnés pour avoir exercé leur droit à la liberté d’expression, d’association et de réunion pacifique.
Les autorités judiciaires du régime ont toutefois continué à infliger de lourdes peines aux femmes militantes, de nouvelles accusations contre celles qui purgeaient déjà leur peine de prison et sans relâche diverses autres formes de pression sur les prisonniers politiques et militantes,
Il a en outre pendu deux femmes, prononcé des condamnations à mort pour deux autres femmes et infligé des peines de 50 coups de fouet à la flagellation pour huit femmes ayant participé à un cours de yoga mixte.
Le régime des mollahs a également continué en septembre à intensifier, les restrictions imposées au code vestimentaire, la ségrégation sexuelle des femmes et à renforcer la répression sociale.
La finalisation du projet de loi sur la violence à l’égard des femmes a été un autre développement majeur. Le projet de loi était bloqué depuis huit ans et avait été adopté par le Parlement, le Conseil des gardiens et le pouvoir judiciaire. Le pouvoir judiciaire a finalement transmis le projet de loi au gouvernement pour qu’il le ratifie, mais il a été totalement remanié dans sa lettre et son esprit.
Rapport Mensuel de la Commission des Femmes du Conseil national de la Résistance iranienne – Septembre 2019




















