CNRI Femmes – Le procureur d’Ispahan en Iran a annoncé qu’il était désormais interdit aux femmes de faire du vélo et que c’était purement et simplement illégal.
Le site de la municipalité d’Ispahan a posté une annonce le 15 mai 2019, disant : « Nous ne sommes pas en mesure de fournir des vélos aux honorables dames et aux jeunes de moins de 15 ans. »
Le site de la municipalité d’Ispahan a publié un document selon lequel le Procureur local avait donné les instructions suivantes à la police : « Arrêtez les femmes qui font du vélo et confisquez leurs papiers d’identité. Si elles n’ont pas de papiers d’identité, confisquez leurs vélos et mettez-les à la fourrière. »
La nouvelle de l’interdiction a été publiée après que l’imam de la prière du vendredi d’Ispahan, Abol-Hassan Mahdavi, ait vivement critiqué la municipalité, en disant : « Un groupe a poussé les gens au péché en faisant la promotion du bonheur. Ces gens encouragent les femmes à faire du vélo dans le site de Charbagh d’Ispahan. »
Charbagh est l’un des plus beaux sites touristiques d’Ispahan.
Déjà, Ahmad Abdollahi, secrétaire du centre de la lutte contre le vice de cette province, avait déclaré en septembre 2018 à propos des femmes : « La pratique de la bicyclette en public sans les infrastructures nécessaires [pour les cacher aux yeux des hommes] est contraire la charia. »
En Le 10 septembre 2016, l’agence de presse Fars avait publié un article sur les remarques du guide suprême des mollahs, Ali Khamenei à ce sujet : « Il y a quelque temps, un responsable du gouvernement a attribué une fatwa sur sa page de réseau social au grand guide de la Révolution. Il a affirmé qu’il n’avait aucun problème avec le cyclisme féminin en public si les questions religieuses étaient respectées. Selon Khamenei, le cyclisme féminin n’est autorisé que s’il n’est pas visible aux yeux du public. » Il n’existe aucune loi en Iran qui interdise le cyclisme féminin, mais la justice et la police privent les femmes en Iran de leur droit naturel, les réprimant, les harcelant et exerçant des pressions sur elles dans les rues.



















