Le mercredi 5 août 2026, Majid Jafari Nadoushan, juge d’instruction, accompagné de Sadeghian, procureur adjoint de Yazd, s’est rendu dans le quartier des femmes de la prison centrale de Yazd et a annoncé son intention de s’entretenir avec des prisonnières détenues pour des motifs liés à la sécurité et des femmes condamnées à mort.
Selon les informations disponibles, après avoir pénétré dans la section de quarantaine du quartier des femmes, où sont détenues plusieurs femmes condamnées à mort, les deux responsables judiciaires ont adressé des propos menaçants et insultants aux prisonnières.
Les informations indiquent qu’ils ont dit aux femmes : « Vous avez été condamnées à mort. Votre nature est semblable à celle des porcs, et vous êtes sales comme des porcs. Nous savons que si jamais vous parvenez au pouvoir, vous nous tuerez. C’est pourquoi nous vous tuerons en premier, afin que vous ne parveniez jamais au pouvoir.»
Dégradation de l’état de santé à la suite des menaces
La pression psychologique résultant de ces menaces a entraîné une détérioration de l’état physique de plusieurs prisonnières.
Selon les informations disponibles, une détenue qui avait déjà subi deux accidents vasculaires cérébraux a fait une grave crise de nerfs et a perdu connaissance après l’incident.
L’état d’une autre détenue a également été qualifié de critique.
À l’heure de la publication, aucune explication officielle n’a été fournie concernant l’état de santé des prisonnières affectées ou le motif de la présence des deux responsables judiciaires dans le quartier des femmes de la prison centrale de Yazd.
Tensions accrues et mesures de sécurité dans le quartier des femmes
À la suite de la visite des responsables du pouvoir judiciaire, l’atmosphère dans le quartier des femmes serait devenue extrêmement tendue et fortement sécurisée.
Les prisonnières détenues dans la section de quarantaine, en particulier les femmes condamnées à mort ou à de lourdes peines, éprouveraient une inquiétude croissante quant à l’application de leur sentence et subiraient une pression psychologique accrue.
Les menaces verbales et le langage dégradant employés lors de cette rencontre ont également eu un impact significatif sur le moral des prisonnières, contribuant à accroître l’anxiété parmi les détenues
Parisa Kamali convoquée pour une audience en ligne
Selon les informations provenant de la prison centrale de Yazd, la prisonnière politique Parisa Kamali fait face à de nouvelles poursuites judiciaires à la suite de la diffusion d’un message audio depuis l’intérieur de la prison.
Kamali avait précédemment été condamnée à trois ans et six mois de prison sous l’accusation d’« action contre la sécurité nationale », de « dégradation de biens publics » et d’« appartenance à l’Organisation des Moudjahidines du Peuple d’Iran » (OMPI). Elle purge sa peine en exil à la prison centrale de Yazd.
Elle a été convoquée pour comparaître devant le Tribunal révolutionnaire lors d’une audience en ligne le lundi 10 août 2026, pour un interrogatoire et des procédures judiciaires. Elle serait accusée de « propagande contre le régime ».
Cette nouvelle affaire fait suite à la diffusion de son récent message audio depuis la prison, dans lequel elle condamnait la poursuite des exécutions et protestait contre la répression des manifestants.



















