Les prisonnières politiques détenues au quartier des femmes de la prison d’Evin se sont vu refuser l’accès aux parloirs familiaux directs ce dimanche 19 juillet. À la place, elles n’ont été autorisées à communiquer avec leurs proches que par le biais de visites séparées par des cabines. Cette restriction a été imposée à la suite des tensions survenues dans le quartier des femmes la semaine dernière. Pendant ce temps, les détenues de droit commun ont continué de bénéficier de visites en personne.
Une restriction collective après des protestations contre la surpopulation
Le 12 juillet, au moins 40 prisonnières ont été transférées de la prison de Qarchak vers le quartier des femmes de la prison d’Evin. Ce transfert est intervenu alors que le quartier faisait déjà face à une grave surpopulation et à une capacité d’accueil limitée.
L’arrivée de ces détenues supplémentaires a provoqué des protestations de la part des prisonnières politiques, qui se sont opposées à l’aggravation de la promiscuité et à la détérioration des conditions sanitaires. Les manifestations ont pris fin après que les gardiens de prison ont mené un raid dans le quartier, instaurant un climat de tension extrême.
L’interdiction des visites familiales en personne a été appliquée de manière collective à toutes les prisonnières politiques. À l’heure où nous écrivons ces lignes, aucune décision disciplinaire formelle ni aucun avis écrit officiel concernant cette restriction n’a été notifié aux prisonnières concernées.




















