Une femme de 24 ans, victime d’un mariage forcé, a été exécutée à la prison centrale de Tabriz. Hanifeh Avandi, une femme turque originaire de Tabriz, a été pendue le dimanche 19 avril.
Hanifeh Avandi avait été contrainte au mariage à l’âge de 17 ans sous la pression de sa famille. Son époux était, selon certaines sources, handicapé. Elle était accusée de l’avoir tué il y a cinq ans, après environ onze mois d’union.
Durant sa détention, Mme Avandi souffrait, selon certaines informations, de graves troubles psychologiques et faisait l’objet d’un suivi médical constant.
À l’heure où nous écrivons ces lignes, son exécution n’a été annoncée officiellement ni par les médias d’État, ni par les agences de presse affiliées à l’appareil judiciaire du régime.
Avec la mise à mort de Hanifeh Avandi à la prison centrale de Tabriz, le nombre de femmes exécutées au cours de l’année civile 2026 s’élève désormais à onze.
L’Iran, détenteur du record mondial d’exécutions de femmes
Selon les données enregistrées par la commission des Femmes du Conseil national de la résistance iranienne, au moins 339 femmes ont été exécutées en Iran depuis 2007.
Nombre de ces femmes exécutées par le régime iranien sont elles-mêmes victimes de violences domestiques et de lois familiales discriminatoires. Une proportion importante d’entre elles a agi en état de légitime défense.
Depuis l’entrée en fonction de Massoud Pezechkian, le régime clérical a exécuté plus de 3 654 prisonniers, dont 99 femmes. Pour la seule année 2025, plus de 2 201 exécutions ont été recensées en Iran, soit plus du double du chiffre de 2024 (1 006).
Il est à noter que depuis le début de l’année 2026, au moins 682 personnes ont été exécutées en Iran.
La commission des Femmes du Conseil national de la résistance iranienne appelle les Nations unies et les instances compétentes, l’Union européenne et ses États membres, ainsi que tous les défenseurs des droits humains, à agir immédiatement pour mettre fin à la flambée des exécutions en Iran.



















