Sohaila Asadi, prisonnière politique, exécutée à la prison de Dastgerd, à Ispahan
À l’aube du lundi 23 février 2026, Sohaila Asadi a été exécutée à la prison de Dastgerd, à Ispahan.
Âgée de 30 ans et originaire de Kashan, Sohaila Asadi avait été victime d’un mariage forcé. Arrêtée il y a environ quatre ans pour meurtre, elle avait été condamnée à la peine capitale à l’issue de la procédure judiciaire.
Au moment de cette publication, son exécution n’a été annoncée ni par les médias officiels iraniens, ni par aucune source gouvernementale.
Avec la pendaison de Sohaila Asadi à la prison de Dastgerd, le nombre de femmes exécutées au cours de l’année civile 2026 s’élève désormais à dix.
L’Iran, détenteur du record mondial des exécutions de femmes
Selon les données recueillies par la Commission des femmes du Conseil national de la Résistance iranienne, au moins 338 femmes ont été exécutées en Iran depuis 2007.
De nombreuses femmes exécutées par le régime iranien sont elles-mêmes des victimes de violences domestiques et de lois familiales discriminatoires. Une part importante d’entre elles a agi en état de légitime défense.
Depuis l’entrée en fonction de Massoud Pezechkian, le régime clérical a exécuté plus de 3 600 prisonniers, dont 98 femmes.
Pour la seule année 2025, plus de 2 201 exécutions ont été recensées en Iran, soit plus du double du nombre enregistré en 2024 (1 006).
La Commission des femmes du Conseil national de la Résistance iranienne appelle les Nations Unies et les agences compétentes, l’Union européenne et ses États membres, ainsi que tous les défenseurs des droits humains, à agir immédiatement pour mettre fin à la multiplication effrénée des exécutions en Iran.




















