CNRI Femmes- Mme Raheleh Rahemipour a été condamnée à deux ans de prison pour « atteinte à la sécurité nationale » en Iran. Mme Rahemipour tente de savoir ce qui est arrivé à sa nièce, Golrou Rahemipour, née en prison en 1983 et disparue depuis. Golrou a été séparée de sa mère alors qu’elle n’avait que 14 jours. En réponse à l’enquête de ses parents, les gardiens de prison ont dit que Golrou était morte.
Le frère de Mme Rahemipour, Hossein, a été exécuté en septembre 1984 en Iran. Sa famille n’a été informée ni de sa mort ni du lieu où il a été enterré. Le corps n’a jamais été restitué à la famille.
Le procès de Mme Rahemipour a eu lieu le 2 novembre et le 13 décembre 2016. Elle avait déjà été convoquée et menacée par les services de renseignement parce qu’elle cherchait à savoir ce qui s’était passé pour son frère et sa nièce.
Le 24 novembre 2016, cinq experts des droits humains de l’ONU ont exhorté le régime iranien à mettre fin à la campagne contre Mme Rahemipour. Ils se sont dits préoccupés par les mesures de rétorsion prises par le régime iranien. Les experts de l’ONU ont déclaré : «Nous craignons que le processus judiciaire contre Mme Rahemipour puisse être des représailles directe pour son militantisme des droits humains dans la recherche de ses proches, ainsi pour l’exercice de son droit à la liberté d’assemblée pacifique. Nous exhortons le gouvernement iranien à abandonner immédiatement toutes les accusations portées contre Mme Rahemipour et à mettre un terme aux actes de représailles contre les proches, témoins et défenseurs des droits humains signalant des cas de disparitions forcées ».



















