NEW YORK, 22 sept. 2026 – Des milliers d’Iraniens épris de liberté et de partisans de la Résistance iranienne se sont rassemblés devant le siège des Nations Unies pendant deux jours afin de protester contre la réception de Massoud Pezechkian, soutenant que le président du régime iranien ne représente pas le peuple d’Iran.
Lors de ce rassemblement, Carla Sands, ambassadrice des États-Unis au Danemark et aux îles Féroé de 2017 à 2021, était également présente et a prononcé un discours. Le texte intégral de son intervention est présenté ci-dessous :
Je suis ravie de me tenir devant les Nations Unies et de m’adresser à des milliers d’entre vous, venus de tous les États-Unis pour dire au monde que le siège de l’Iran aux Nations Unies appartient au peuple iranien, et non à ses dirigeants répressifs.
Nous sommes réunis ici aujourd’hui pour soutenir la fière nation d’Iran, qui lutte pour sa liberté et sa démocratie depuis des décennies. Nous sommes aux côtés des Iraniens dont le combat pour la liberté est indissociable de la paix et de la tranquillité dans le monde entier et sert, à ce titre, la sécurité nationale américaine.
Depuis des décennies, le régime iranien menace des citoyens du monde entier. Il a pris des ressortissants étrangers en otages et les a utilisés comme monnaie d’échange. Il a financé le terrorisme, cherché à obtenir des armes nucléaires, exporté l’instabilité et alimenté la guerre et les conflits dans tout le Moyen-Orient. Les nations du monde entier et le peuple américain méritent une politique qui mette fin à cette menace, et non une politique qui se contente de la gérer de crise en crise. Le président Trump a clairement indiqué que le régime iranien ne devait jamais être autorisé à obtenir une arme nucléaire ou à menacer les États-Unis et leurs alliés sans en payer le prix.
Les derniers mois ont montré que l’action militaire affaiblit certainement le régime, mais que seule la force indigène sur le terrain peut apporter un changement durable et la paix. La solution durable réside dans le soutien au peuple iranien et à sa résistance organisée pour instaurer le changement de l’intérieur de l’Iran. Et c’est pourquoi nous sommes aux côtés du peuple iranien, qui rejette à la fois la dictature du chah et la dictature religieuse des mollahs.
Nous soutenons les courageuses Unités de résistance qui affrontent la répression à l’intérieur de l’Iran. Et nous sommes aux côtés des prisonniers politiques qui continuent de résister malgré la torture, l’isolement cellulaire et la menace d’exécution. Au cours des dernières semaines, ces prisonniers politiques ont courageusement envoyé des messages depuis leur prison pour défendre leur volonté de soutenir le principal mouvement d’opposition iranien, alors qu’il marque son soixante-et-unième anniversaire de lutte, d’abord contre la dictature du chah, puis contre les mollahs impitoyables qui dirigent l’Iran.
Nous honorons la mémoire de tous ceux qui ont sacrifié leur vie pour la liberté de l’Iran, et nous sommes aux côtés des familles des victimes. En honorant leur sacrifice, nous devons également reconnaître le rôle central de l’Organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran, l’OMPI. Vous êtes le principal mouvement d’opposition en Iran, et vous menez une lutte ininterrompue contre la dictature depuis 61 ans. Les membres de l’OMPI ont enduré l’emprisonnement, les exécutions, les massacres, les attaques terroristes et une campagne acharnée de démonisation. Et pourtant, l’OMPI a survécu, s’est développée et a poursuivi sa lutte parce qu’elle est enracinée dans un engagement profond envers la liberté. Elle a bâti un mouvement organisé capable d’affronter le régime, et vous l’avez fait.
Le 6 septembre, l’organisation est entrée dans sa 68e année de lutte, et ses membres ont élu Mme Mahnaz Meimanat comme nouvelle secrétaire générale de l’Organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran. S’il est aisé d’imaginer à quel point cette nouvelle a dû exaspérer les mollahs qui dirigent l’Iran, elle a offert aux femmes d’Iran une raison supplémentaire d’espoir, de fierté et de confiance renouvelée dans leurs propres forces. Son élection est une autre démonstration puissante de la continuité, de la résilience et de l’organisation de la résistance iranienne, et surtout du rôle central joué par les femmes.

Face à un régime misogyne, 10 femmes consécutives ont dirigé l’OMPI en tant que secrétaire générale
Depuis 1989, l’OMPI est dirigée par 10 femmes consécutives ayant occupé le poste de secrétaire générale. Pensez-y : 10 femmes secrétaires générales successives sur plus de trois décennies. Ce bilan est extraordinaire. Et dans un pays où la théocratie au pouvoir a systématiquement cherché à restreindre les droits et les opportunités des femmes, le contraste ne pourrait être plus saisissant.
Mais cette élection porte un message clair : alors que les mollahs constituent l’entité la plus barbare et la plus misogyne de l’histoire du monde, la force qui les combat est dirigée par des femmes leaders déterminées. Et cela suffit, à soi seul, à démontrer que le régime clérical est voué à être renversé par une résistance engagée, un mouvement que les mollahs n’ont pas réussi à détruire, à faire taire ou à mettre de côté.
Mais cela démontre également le rôle irremplaçable et historique de Mme Radjavi dans cette réalisation. Elle n’est pas seulement une dirigeante politique dotée de capacités remarquables, ni seulement une responsable ayant une vision pour sa nation et sa génération, mais aussi une figure inspirante possédant la capacité et la détermination d’abattre les obstacles historiques et de trouver un écho au-delà de sa nation, de son genre, de sa génération et de sa culture. Elle est extraordinaire.
Le peuple iranien ne demande pas à des armées étrangères de se battre en son nom. Il demande au monde démocratique de reconnaître son droit de combattre la tyrannie et de décider de son propre avenir. La vision de cet avenir est incarnée dans le plan en 10 points de Mme Maryam Radjavi : une république démocratique et laïque fondée sur des élections libres, la séparation de la religion et de l’État, l’égalité entre les femmes et les hommes, le respect des minorités ethniques et religieuses, l’abolition de la charia et une république non nucléaire, un Iran en paix avec le monde.
Quel est le choix de la communauté internationale ? Se tenir aux côtés des bourreaux ou de ceux qui font face à la potence ?
Et il ne s’agit pas seulement d’une vision pour un Iran libre ; c’est la réponse pratique à l’un des défis de sécurité nationale les plus durables des États-Unis. Un Iran libre, démocratique et non nucléaire ne mettrait pas seulement fin à plus d’un siècle de dictatures monarchique et théocratique, mais il ne financerait plus le terrorisme, ne menacerait plus ses voisins, ne prendrait plus d’Américains en otages et ne déstabiliserait plus la région. Un tel Iran deviendrait un partenaire pour la paix au lieu d’une source de guerre.
Le choix qui s’offre à la communauté internationale est clair : se tenir aux côtés des bourreaux ou de ceux qui font face à la potence ? Se tenir aux côtés d’une dictature défaillante ou d’une résistance démocratique organisée ? Se tenir aux côtés du passé ou de l’avenir ?
Aujourd’hui, nous sommes aux côtés du peuple iranien. Nous sommes aux côtés des Unités de résistance. Nous sommes aux côtés de l’OMPI et de son combat de 61 qns pour la liberté. Nous sommes aux côtés de Maryam Radjavi et de son plan démocratique en 10 points. Et nous attendons avec impatience le jour où le peuple iranien établira une république libre, et où les États-Unis et un Iran libre pourront enfin se tenir ensemble en tant que partenaires dans la paix, la sécurité et l’amitié.




















