Mohtaram Parandin, une artiste peintre en miniature réputée et convertie au christianisme incarcérée à la prison d’Evin, souffre de graves affections médicales, notamment de deux tumeurs situées à la tête et à la gorge. Malgré la dégradation de son état physique et la nécessité urgente d’une intervention chirurgicale, l’accès aux soins médicaux essentiels continue de lui être refusé.
Mohtaram Parandin, qui utilise le nom d’artiste « Mahshar », est originaire de Kermanchah et exerce activement en tant que peintre en miniature. Elle souffre d’un trouble de la thyroïde, d’une maladie cardiaque aiguë et de deux tumeurs : l’une située à l’arrière de la tête, près du cervelet, et l’autre dans la gorge.
Les autorités de la prison d’Evin ont d’abord refusé son transfert vers un hôpital, n’autorisant son évacuation médicale qu’après une détérioration drastique de son état. Selon certaines informations, des examens médicaux ultérieurs ont conduit à un diagnostic de cancer. Le médecin de la prison a déterminé que la peintre incarcérée nécessite une opération chirurgicale immédiate, avertissant du grave danger posé par la tumeur située près de son cervelet. Cette tumeur a déjà provoqué des altérations de sa vision, de sa parole et de sa mobilité.
Les codétenues de Mohtaram Parandin rapportent que les conséquences physiques de sa maladie sont nettement visibles dans sa démarche et sa façon de s’exprimer. Malgré les menaces critiques qui pèsent sur sa santé et sa vie, les autorités n’ont pris aucune mesure pour organiser l’intervention chirurgicale urgente dont elle a besoin.
Entravée pendant les séances de chimiothérapie
L’un des aspects les plus préoccupants du traitement infligé à l’artiste réside dans les conditions de son transfert vers le centre médical pour ses séances de chimiothérapie. Les agents pénitentiaires la transportent enchaînée avec des menottes et des fers aux pieds. Cette mesure est appliquée en dépit de son extrême faiblesse physique, l’exposant à une souffrance physique et psychologique supplémentaire durant son traitement.
Elle a également besoin de compléments en calcium, que les autorités refusent de lui fournir.




















