Selon plusieurs sources d’information, l’état physique de Massoumeh Yavari, prisonnière politique détenue à la prison de Golpayegan, connaît une détérioration significative. Celle-ci continue de se voir refuser l’accès à un traitement médical spécialisé dont elle a pourtant un besoin urgent. Des sources proches de sa famille alertent sur le fait que la persistance de cette situation pourrait entraîner des conséquences graves et irréversibles pour sa santé.
Des soins médicaux interrompus à la prison de Golpayegan
Le protocole médical de Massoumeh Yavari est resté inachevé à la suite d’une intervention chirurgicale à la main. Elle avait subi cette opération à la fin du mois de février dernier, toutefois, bien qu’elle ait versé une caution substantielle et qu’elle soit encore en phase de convalescence, son congé médical a été brusquement révoqué. Elle a alors été réintégrée à la prison de Golpayegan.
À la suite de son retour en cellule, le site opératoire s’est infecté. Malgré une forte fièvre et une aggravation de son état général, les autorités pénitentiaires refusent de la transférer vers des structures médicales extérieures. En conséquence, son traitement a été laissé à l’abandon.
Absence d’infrastructures médicales et aggravation de son état
L’absence d’installations médicales spécialisées adéquates au sein de la prison de Golpayegan a encore exacerbé sa condition. Des professionnels de santé avaient pourtant souligné la nécessité d’un suivi post-opératoire continu, mais l’impossibilité d’accéder à de tels services a conduit à un déclin progressif de sa santé.
Pathologies préexistantes et besoin urgent de soins spécialisés
Outre l’infection résultant de son opération, Mme Yavari souffre de multiples pathologies chroniques. Celles-ci incluent une maladie cardiaque, une occlusion vasculaire ainsi qu’une hypothyroïdie sévère. Elle présente également des antécédents de chirurgie pour une hernie discale lombaire. Compte tenu de son tableau clinique global, elle nécessite une surveillance médicale constante et spécialisée.
Arrestation, condamnation et vives inquiétudes pour sa santé
Massoumeh Yavari a été arrêtée le 4 septembre 2023 par des agents du ministère du Renseignement à son domicile privé. Cette arrestation s’était accompagnée d’une perquisition de sa résidence et de la confiscation de ses effets personnels et de ceux de sa famille. Son dossier a été examiné le 5 décembre de la même année par le Tribunal révolutionnaire de Golpayegan, qui l’a finalement condamnée à 13 ans de prison. Selon le verdict, elle a écopé de sept ans pour « destruction de biens publics », cinq ans pour « appartenance à l’Organisation des Moudjahidines du Peuple d’Iran » et un an pour « propagande contre l’État ».
Née en 1978, Massoumeh Yavari est mère de deux enfants et a déjà fait l’objet d’arrestations et d’emprisonnements par le passé.
Face au refus persistant de lui prodiguer des soins adéquats, l’inquiétude grandit. Des sources proches de sa famille avertissent que son maintien en détention sans traitement approprié pourrait entraîner de nouvelles complications majeures. Sa famille et ses soutiens réclament son transfert immédiat vers des structures hospitalières civiles pour que ses soins puissent être menés à terme.



















