Baronne Verma : les femmes iraniennes ouvrent la voie vers la démocratie et la justice
Le jeudi 14 mars 2026, la conférence « Iran : vers une république démocratique » s’est tenue au Parlement britannique, avec la participation de membres éminents de la Chambre des communes et de la Chambre des lords. Lors de cet événement, les représentants ont salué l’annonce de la formation d’un gouvernement provisoire par le Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI), qualifiant cette initiative d’étape courageuse vers le transfert de la souveraineté au peuple iranien.
Les intervenants ont insisté sur la fin inéluctable de la dictature religieuse et ont rejeté tout retour à la monarchie, appelant à la reconnaissance officielle du gouvernement provisoire et à la fermeture de l’ambassade du régime à Londres.
Présente lors de la conférence, la baronne Verma, membre de la Chambre des lords et ancienne sous-secrétaire d’État parlementaire au ministère du Développement international en 2016, a prononcé un discours dont voici l’intégralité.
Baronne Verma : le plan en 10 points permet aux femmes iraniennes de briser l’apartheid de genre
Ma chère sœur, mon amie, honorables et nobles collègues, distingués invités, membres de la communauté anglo-iranienne. C’est un privilège d’être ici aujourd’hui pour cette réunion opportune, et je vous souhaite à tous chaleureusement la bienvenue. J’exprime ma reconnaissance particulière à ma chère amie Maryam, qui a fait preuve d’une détermination sans faille dans ce combat durant toutes les années où je l’ai connue. Je salue avec ferveur cette véritable pionnière des droits des femmes et de la démocratie en Iran et au Moyen-Orient.
Comme vous l’avez souligné, Madame Radjavi, lors de la conférence internationale du 21 février à Paris, en amont de la Journée internationale des droits des femmes, une génération de femmes a pris des responsabilités de direction au sein de la résistance iranienne. Dans ce soulèvement, les femmes ont prouvé qu’elles ne sont pas de simples victimes impuissantes, mais la force vive du changement.
C’est pour cette raison que la résistance organisée a résisté aux massacres et au terrorisme du régime pendant plus de 40 ans, et que les unités de résistance à travers l’Iran impulsent le mouvement populaire pour une révolution démocratique. Même face à une brutalité inimaginable, les femmes iraniennes ont constamment mené ces efforts. Elles ont joué un rôle charnière et historique dans la lutte pour la démocratie, la liberté et la justice dans leur pays.

Ce que je souhaite souligner aujourd’hui, c’est que toute alternative démocratique viable pour l’avenir de l’Iran doit non seulement prôner, mais aussi mettre activement en œuvre une égalité des sexes totale dans les domaines politique, social, culturel et économique, ainsi qu’une participation égale des femmes aux postes de direction. C’est précisément la vision portée par le plan en dix points de Maryam, offrant aux femmes et aux jeunes filles d’Iran les moyens et l’opportunité de démanteler l’apartheid de genre à Téhéran et de façonner un avenir plus radieux pour l’ensemble du pays.
Récemment, le CNRI a annoncé la mise en place d’un gouvernement provisoire fondé sur le plan en dix points de Madame Radjavi, afin de transférer la souveraineté au peuple iranien et d’instaurer une république démocratique. Avec ce gouvernement provisoire, et grâce à ces femmes et jeunes filles courageuses qui constituent près de la moitié de la population iranienne, il y a toutes les raisons d’être optimiste.
Si nous nous tenons à leurs côtés et leur apportons un soutien moral et concret, le peuple iranien saura s’unir dans sa détermination à mettre fin à ce régime brutal et misogyne, à rejeter toutes les formes de dictature, y compris celle du chah, et à établir une véritable république démocratique. Cette réalité est justement reconnue par l’annonce historique du gouvernement provisoire du CNRI, qui récuse les guerres étrangères ainsi que la politique de complaisance, et s’appuie entièrement sur le peuple iranien et le leadership des femmes pour réussir.
Je salue cette initiative et j’exhorte le gouvernement britannique à la reconnaître et à engager le dialogue avec vous, Maryam, pour explorer des moyens concrets de soutenir le peuple iranien dans sa quête de liberté et de démocratie.
Notre gouvernement peut agir immédiatement. Il peut inscrire le CGRI, responsable d’innombrables exécutions extrajudiciaires et de l’exportation de la terreur, sur la liste des organisations terroristes.
Deuxièmement, le Royaume-Uni doit collaborer avec ses alliés à l’ONU pour élaborer un mécanisme visant à tenir le régime iranien responsable de ses crimes contre l’humanité.
Troisièmement, le ministère des Affaires étrangères doit expulser l’ambassadeur du régime au Royaume-Uni et fermer l’ambassade. Par-dessus tout, notre gouvernement doit continuer à soutenir les femmes et le peuple iranien pour aider à faire pencher la balance du pouvoir en leur faveur.
Mon amie, ma sœur, et toutes les femmes d’Iran qui nous regardent aujourd’hui, sachez que ce Parlement se tient à vos côtés dans votre combat fondamental pour la liberté et la démocratie. Permettez-moi de vous assurer que votre voix est relayée et représentée chaque jour au Parlement par le CNRI. Vous avez tout notre engagement et notre solidarité jusqu’à ce que l’Iran soit libre. J’ai hâte de vous retrouver.




















