Liste partielle des femmes détenues lors du soulèvement national
L’Organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI/MEK) a annoncé aujourd’hui, le 12 janvier, que le bilan des morts lors du soulèvement national entre le 28 décembre 2025 et le 11 janvier 2026 avait dépassé les 3 000 personnes à travers l’Iran.
Ce chiffre repose sur le recoupement et la vérification d’informations recueillies auprès de sources locales, d’hôpitaux, de centres de médecine légale et des familles des personnes tuées ou disparues de force dans au moins 195 villes à l’échelle nationale.
Le régime clérical a été contraint de diffuser à la télévision d’État les corps de certaines victimes, tout en attribuant faussement leur mort aux forces de l’opposition et aux manifestants. Maryam Radjavi a qualifié le massacre massif des manifestants de « crime majeur contre l’humanité ».
Parmi les femmes tuées lors du soulèvement national dont l’identité a été confirmée figurent Akram Peargazi, Robina Aminian, Aïda Heydari et Zahra Behlouli-Pour.
Aïda Heydari, 21 ans, étudiante à l’Université des sciences médicales de Téhéran, a été abattue par les forces de sécurité le 8 janvier 2026, sur la place Sadeghieh à Téhéran.
Zahra Behlouli-Pour, 19 ans, étudiante en langue italienne à l’Université de Téhéran, a également été tuée par des tirs des forces du régime le même jour, dans la rue Fatemi à Téhéran.

Une répression ordonnée au sommet du pouvoir
Le 9 janvier 2026, Ali Khamenei a utilisé un langage explicite et incendiaire pour qualifier les manifestants de « saboteurs » et de « mercenaires », déclarant que l’État « ne reculera pas face à eux ». Du point de vue du droit international, cette déclaration constitue de facto un feu vert officiel à l’usage de la force létale contre des rassemblements civils. Elle attribue directement la responsabilité de tout massacre ultérieur à la plus haute autorité du régime clérical.
Coupure d’Internet : une couverture sécuritaire pour la répression
Simultanément à ce discours, l’accès à Internet a été coupé dans toute l’Iran. Des rapports techniques confirment une perturbation généralisée de la connectivité internationale. Les précédents, notamment la répression de novembre 2019, montrent que les coupures d’Internet ne sont pas des mesures techniques, mais des outils sécuritaires visant à empêcher la documentation et la diffusion des preuves de la répression et des tueries dans les rues.
La privation des communications a également perturbé l’accès aux soins médicaux pour les blessés et empêché les familles d’obtenir des informations sur leurs proches détenus. Ces actes constituent de graves violations du droit à la vie et s’apparentent à une torture psychologique collective.
Alerte sur l’accélération des exécutions
Parallèlement à l’intensification de la répression dans les rues, des directives émises par le chef du pouvoir judiciaire iranien appelant à des poursuites « rapides et décisives » contre les manifestants ont suscité de sérieuses inquiétudes quant au risque d’exécutions extrajudiciaires et expéditives.
Par exemple, la famille d’Erfan Soltani, 26 ans, arrêté le 8 janvier à Fardis, près de Karaj, a été informée qu’il avait été condamné à mort et que son exécution était prévue pour le 14 janvier. Cela alors que la durée de sa détention, la rapidité de la procédure et le prétendu procès du régime ne correspondent en rien aux normes reconnues du droit à un procès équitable.
Le coût humain de la répression
Selon des rapports de défense des droits humains, entre le 30 décembre 2025 et le 9 janvier 2026, au moins 3 200 personnes ont été arrêtées dans 80 villes, des chiffres qui ne reflètent que les cas vérifiés. Parmi les détenus figurent au moins 59 enfants et adolescents de moins de 18 ans. Certaines sources estiment le nombre total de détenus à plus de 10 000 personnes.
Au 9 janvier 2026, toutes les lignes téléphoniques des prisons à travers l’Iran ont été totalement coupées. Depuis cette date, aucun prisonnier ni détenu n’a été autorisé à contacter sa famille.
Des informations provenant de l’intérieur des prisons indiquent que cette mesure a été appliquée à l’échelle nationale, sans préavis, touchant tous les quartiers, en particulier ceux où sont détenus des prisonniers politiques.
Avertissement à la communauté internationale
La coupure d’Internet pendant le soulèvement national en Iran ne doit pas devenir une licence pour commettre des crimes dans le silence. Le renvoi immédiat du dossier iranien au Conseil de sécurité des Nations unies, le déploiement de missions internationales indépendantes d’établissement des faits, la garantie d’un accès libre et illimité à Internet et la poursuite des responsables de la répression sur la base de la compétence universelle figurent parmi les revendications urgentes du peuple iranien et de la Résistance.
Dans une déclaration publiée le 10 janvier à Genève, la Mission d’établissement des faits des Nations unies, exprimant sa vive inquiétude face à l’escalade de la violence contre les manifestants, a appelé le régime iranien à mettre immédiatement fin à la répression des manifestations, à rétablir pleinement les communications Internet et mobiles, et à respecter les droits fondamentaux des citoyens, y compris le droit de manifester pacifiquement.
Liste partielle des femmes détenues lors du soulèvement national en Iran
Ispahan : Mahshad Keshani
Amlach : Sahar Abdollahzadeh, Fatemeh Mohammadzadeh, Zahra Heidari
Ilam : Mohaddeseh Razzazadeh
Bojnourd : Sonia Zolfaghari
Téhéran : Elnaz Kari, Negar Ghanbari, Helena Rostami, Masoumeh Nouri, Fatemeh Hashempour, Aida (nom inconnu), Mahsa Zarei, Mahnaz Ghasemi, Sogand Mansouri
Torbat-e Heydariyeh : Sara Askaryan
Khorramabad : Zahra Nasiri
Racht : Mahsa Basirtavana
Zandjan : Sahar Rezadoust
Sabzevar : Saba Mahroumi, Zahra Mahdavi, Nazanin Zahra Mousavi, Fatemeh Hataminejad
Sonqor : Bahar Rafiei, Asal Begvand, Fa’ezeh Shemaili
Qazvin : Souri Babaei-Cheginni
Gachsaran : Nazgol Mohammadi, Mahshid Mousavi-Pour, Mehraneh Mousavi-Pour
Machhad : Yekta Darzadeh, Raheleh Zardkouhi, Saha Davoudifar, Hasti Karimi, Hasti Ghorbani
Yassouj : Razieh Khahesh, Neda Gerami, Sara Rahmati, Elaheh Hosseinnejad, Samira Karimi, Mojgan Forouzan, Mohaddeseh Mohammadi, Shahla Ansarian, Sanaz Davoudi, Anahita Hekmatnia, Zohreh Darman, Yalda Pajmani, Shahreh Nik-Eghbal, Ainaz Parvaneh, Farnoush Azar, Shaghayegh Zahedi, Hadis Sheibaz, Elham Siavashi, Zahra Darfarin, Yalda Pajvani, Ghazal Hamzeh-Amleh, Zahra Izadi-Nia, Neda Gerami-Manesh, Shima Khorshidian, Parisa Mohammadi, Samira Karimi-Pour
Yazd : Sara Nosrati




















