CNRI Femmes – Des pressions croissantes sur les prisonnières politiques sont en cours dans les prisons de Sanandaj, d’Evine à Téhéran et de Qarchak à Varamine, en banlieue de la capitale. La prisonnière politique Golrokh Ebrahimi Iraee est interdite de visite à son mari. Il est possible que de nouvelles accusations soient portées contre Atena Daemi. Leila Tirandazi, militante des droits des femmes, a entamé une grève de la faim et Pouran Nazemi est dans un état incertain.
La prisonnière politique Golrokh Ebrahimi Iraee
La prisonnière politique Golrokh Ebrahimi Iraee, actuellement détenue à la prison de Qarchak à Varamine, se voit refuser l’accès à son mari, Arash Sadeghi, prisonnier politique incarcéré à la prison de Gohardacht à Karadj, pour obtenir un parloir et lui téléphoner.
Golrokh a été incarcérée à la prison de Qarchak après avoir été arrêtée le 9 novembre 2019 et conduite à la première section du parquet de la prison d’Evine. Selon l’ordre du juge Mohammad Baraï, chef de cette branche, Golrokh devait être transférée à la prison d’Evine. Cependant, Gholamreza Ziai, le directeur de la prison d’Evine, a refusé d’accepter Golrokh Ebrahimi Iraee dans son centre de détention.
Pression croissante sur les prisonnières politiques à la prison d’Evine
Pour accroître la pression sur les femmes détenues, les téléphones du quartier des femmes de la prison d’Evine restent coupés et certaines prisonnières politiques ne peuvent pas recevoir de visites de leur famille en personne et doivent se contenter de la voir derrière des vitres. Le dimanche 29 décembre 2019, les familles de plusieurs prisonnières politiques se sont adressées à la prison d’Evine après sept jours sans nouvelles de leurs enfants. Finalement, le procureur chargé des prisonniers politiques leur a dit que le fait de débrancher la ligne téléphonique des femmes à la prison d’Evin était une punition.
Il a également informé la famille d’Atena Daemi de la possibilité que de nouvelles accusations soient portées contre la militante des droits civils pour rassemblement et collusion et trouble à l’ordre public en prison

Pouran Nazemi en prison et dans l’incertitude
Pouran Nazemi, l’une des femmes détenues lors de la cérémonie du 40e jour des martyrs du soulèvement de novembre, est en détention et dans une situation d’incertitude. Pouran Nazemi se voit refuser le droit de téléphoner et d’avoir accès à un avocat. On ne sait pas où elle se trouve.
Leila Tirandari en grève de la faim en prison
Leila Tirandari, militante des droits des femmes, a été convoquée au ministère du Renseignement à Sanandaj le 28 décembre 2019 et arrêtée. Elle a été arrêtée alors qu’elle se remettait d’une opération des reins subie il y a environ deux semaines et qu’elle est en mauvaise santé. Au cours d’un appel téléphonique, Leila Tirandari a informé sa famille qu’elle avait entamé une grève de la faim pour protester contre les pressions qu’elle subissait pour obtenir des aveux forcés.
Leila Tirandari est infirmière dans un hôpital de Sanandaj.




















